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François appelle l’Église à plus de décentralisation

© AFP PHOTO / ALBERTO PIZZOLI
Pope Francis delivers a speech during the commemoration of the 50th anniversary of the Synod of Bishops on October 17, 2015 at Paul VI audience hall at the Vatican. AFP PHOTO / ALBERTO PIZZOLI
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Le synode des évêques fête ses 50 ans et a encore un bel avenir devant lui.

Dans la salle Paul VI du Vatican, les pères synodaux se sont retrouvés samedi 17 octobre autour du pape François et de participants laïques pour une rencontre marquant l’anniversaire de la création de cette institution par Paul VI.

Paul VI avait choisi la dernière session du Concile Vatican II, en septembre 1965, pour réhabiliter par le motu proprio Apostolica Sollicitudo, cette forme ancienne de concertation, tombée en désuétude depuis des siècles dans l’Église catholique mais régulièrement utilisée dans les Églises orientales et protestantes.

S’inscrivant dans la lignée du pape Giovanni Battista Montini, François a toujours voulu « valoriser le synode qui constitue un des legs les plus précieux » du Concile Vatican II. Et c’est ce « chemin de la synodalité » que l’Église doit suivre en ce troisième millénaire.

Cela dit, le Pape rappelle les différents degrés du concept de synodalité. Tout part des baptisés qui composent le Peuple de Dieu. « Chaque baptisé est un sujet actif d’évangélisation », rappelle François. C’est pourquoi il a consulté tous les catholiques au sujet de la famille, objet du synode en cours. « Comment aurait-il été possible de parler de la famille sans interpeller les familles, écoutant leurs joies et leurs espoirs, leurs douleurs et leurs angoisses ? »

La nécessité et l’urgence d’une conversion de la papauté

Car « une Église synodale est une Église de l’écoute, de la conscience qu’écouter c’est plus qu’entendre ». Tout finit au niveau du Pape, « appelé à se prononcer comme pasteur et docteur de tous les chrétiens », « non à partir de ses propres convictions mais comme témoin suprême ».

La manière dont le Pape exerce son ministère au sein de l’Église s’apparente donc à une « pyramide renversée où le sommet se trouve sous la base ». Une position qui souligne le service que doit le Pape à tous. « Hier, aujourd’hui et toujours, l’unique autorité est l’autorité du service, l’unique pouvoir est le pouvoir de la croix ». Le pape François souligne « la nécessité et l’urgence de penser à une conversion de la papauté », expliquant que le Pape n’est pas au-dessus de l’Église mais à l’intérieur, en tant que premier serviteur.

Dans son discours, le pape François a détaillé les différents niveaux de la synodalité dans une Église synodale. Tout part des Églises particulières au travers des synodes diocésains. Vient ensuite le niveau des provinces et des régions ecclésiastiques, un niveau crucial car « il n’est pas opportun que le Pape substitue les épiscopats locaux dans le discernement de toutes les problématiques présentes sur leur territoire ».

« Il faut décentraliser, affirme François, les problèmes et les solutions pouvant différer d’une région ou d’un pays à un autre. » Le dernier niveau de synodalité est, bien sûr, celui de l’Église universelle.

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