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Le corps mutilé de Padre Pio

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Des histoires non pas pour vous faire peur, mais pour augmenter votre confiance en Dieu. Car aucun démon ne peut séparer une âme qui vit unie à Jésus. Aujourd’hui : saint Padre Pio : « Ces démons me frappent continuellement ».

Saint Pio da Pietrelcina, plus connu sous le nom de Padre Pio, est un capucin et prêtre italien, né à la fin du IXe siècle (1887) et mort en 1968. Il a été canonisé par l’Église catholique romaine en 2002. À l’âge de 15 ans, une vision lui fait comprendre sa mission : il aura à combattre l’esprit du mal.

Visions célestes

D’après le père Gabriele Amorth, célèbre exorciste de Rome, « la grande et constante lutte dans la vie du saint était contre les ennemis de Dieu et des âmes, ces démons qui cherchaient à capturer son âme ». Dès sa jeunesse, Padre Pio jouissait de visions célestes, mais souffrait aussi des attaques du démon. Le père Amorth explique : « Le démon apparaissait sous les formes les plus diverses : sous l’aspect menaçant d’un gros chat noir et sauvage, ou d’un animal répugnant, dans l’intention claire de lui faire peur ; sous la forme de jeunes filles nues et provocatrices, qui dansaient des danses obscènes pour, à l’évidence, mettre à l’épreuve la chasteté du jeune prêtre. Cependant, le pire sera quand le diable prit l’aspect de son directeur spirituel, ou se faisait passer pour Jésus, la Vierge ou saint François ».

« Ces démons ne cessent de me frapper et de me jeter en bas du lit »

Cette dernière tactique, lorsque le diable lui apparaissait sous la forme de quelqu’un de bon et saint, posait un problème particulier. Voici comment saint Padre Pio faisait pour discerner que les visions étaient fausses : il notait une certaine timidité quand la Vierge et le Seigneur apparaissaient, suivie d’une sensation de paix quand la vision prenait fin. En outre, déguisé sous une forme sacrée, le diable provoquait en lui un sentiment de joie et d’attirance, mais quand cette forme s’en allait, il restait triste et avec des remords.

Satan cherchait aussi à lui infliger des blessures physiques. Le prêtre décrivit ces souffrances dans une lettre à un frère, qui était son confident : « Ces démons ne cessent de me frapper et de me jeter en bas du lit. Ils vont jusqu’à m’arracher mes vêtements pour me rouer de coups ! Mais ils ne me font plus peur parce que Jésus, dans son amour, me relève toujours et me replace sur mon lit ».

Padre Pio rend témoignage que, si une personne est près de Dieu, elle n’aura rien à craindre de la présence du démon.

Adapté du portugais par Élisabeth de Lavigne