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Jean Vanier : « Frère Roger était une âme qui rayonnait de la présence de Jésus »

© FRANCOIS GUILLOT / AFP
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Dix ans après la disparition du fondateur de la Communauté de Taizé et à l’occasion des 75 ans de celle-ci, le Suisse à l’origine de l’Arche revient sur cette grande figure du XXe siècle qu’était Frère Roger.

Après avoir commémoré dimanche le 10e anniversaire de la mort tragique de son fondateur Frère Roger, poignardé par une déséquilibrée pendant la prière du soir, la communauté œcuménique se prépare à célébrer jeudi le 75° anniversaire de sa fondation. Créée en 1940, près de Cluny, en pleine guerre, la communauté regroupe une centaine de frères d’une trentaine de pays avec pour objectif la réconciliation entre chrétiens divisés et entre peuples séparés et elle poursuit son rayonnement. Frère Roger, qui n’avait que 25 ans, a commencé tout seul ; il voulait que des chrétiens commencent à vivre la paix pour donner l’exemple. En 1949, les premiers frères de la communauté se sont engagés à vivre toute leur vie ensemble, dans la simplicité et le partage.

Parmi les personnes venues le week-end dernier honorer sa mémoire figure Jean Vanier, le fondateur de l’Arche, une communauté qui a pour mission de faire connaître le don des personnes ayant une déficience intellectuelle, à travers une vie partagée qui leur permet de prendre leur juste place dans la société. Interrogé par nos confrères de la rédaction polonaise de Radio Vatican, Jean Vanier revient sur la figure de Frère Roger mais aussi sur la vocation spécifique de l’Arche.

Frère Roger, un homme de Dieu

"C’était un homme de Dieu, résume d’emblée le fondateur de l’Arche. Et je crois que c’est surtout cela : une âme qui rayonnait de la présence de Jésus. On juge une présence de Dieu aussi par ses fruits et le fruit de Taizé est exceptionnel. Pour moi, Roger était essentiellement un homme de Dieu qui révélait d’une façon très particulière des desseins de Dieu, de Jésus pour le monde."

Avec beaucoup d’humour et d’émotion, Jean Vanier se rappelle l’une de ses dernières rencontres avec Frère Roger : "La dernière fois que je suis venu, j’ai pris le thé avec lui. Mais plus il parlait, plus il parlait bas. Et moi je devenais de plus en plus sourd. Et je n’ai pas osé lui demander de parler plus fort ! (rires) Mais peu importent les idées, ce n’est pas le plus important. Le plus important, c’est la présence. Et lui était un présent. (…) Les idées ce sont les oiseaux qui les comprenaient !".

Les personnes avec un handicap sont un chemin vers Dieu

Si la Communauté de Taizé fête ses 75 ans en 2015, celle de l’Arche célébrait quant à elle ses 50 ans l’année dernière. L’occasion pour son fondater de revenir sur la vocation particulière de cette dernière et le "mystère de la personne avec un handicap". "Pendant des siècles, explique-t-il, les personnes avec un handicap étaient vues comme une punition de Dieu et comme une honte. On le voit dans l’Évangile de saint Jean ! Et beaucoup de parents ne comprenaient pas", regrette-t-il.

"Nous ne sommes pas les seuls !", se rejouit Jean Vanier, mais, précise-t-il, "l’Arche est la découverte que, de fait, loin d’être une punition de Dieu, ils sont un chemin vers Dieu. Un chemin vers Dieu parce que ce sont des hommes et des femmes qui parlent à partir du cœur et pas à partir de la tête. Ce sont des hommes et des femmes qui ne vivent que de la rencontre et une rencontre de cœur à cœur, de personne à personne. La plupart du temps, les gens se rencontrent au niveau de la tête, ils partagent des idées. Pour eux, c’est la révélation du cœur, la révélation que Dieu est avant tout Cœur, avant tout relation, relation trinitaire et qui désire une relation du cœur avec nous". Et le fondateur de l’Arche de souligner que "les personnes avec un handicap ont une mission dans l’Église qui est très importante pour nous rappeler que Dieu est Cœur".

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