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Mgr Sako : le martyre est le charisme de l’Église chaldéenne

© Sabrina Fusco / ALETEIA
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Le patriarche des chaldéens a reçu ce lundi le prix international "La Traglia, ethnie et communauté" pour son engagement dans le dialogue interreligieux et son activité en faveur des chrétiens du Proche-Orient.

"Ce prix n’est pas pour moi mais pour nous, gens qui souffrons et je dirais, pour l’Irak, pour tous ceux qui cherchent la paix et la stabilité et un monde meilleur, où tous puissent vivre dans la joie et la dignité humaine." C’est ainsi que Mgr Louis Sako, patriarche des chaldéens, a remercié ce lundi Mgr Bregantini, archevêque de Campobasso et ses collaborateurs, après avoir reçu le prix international "La Traglia, ethnie et communauté" pour son engagement dans le dialogue interreligieux et son activité en faveur des chrétiens du Proche-Orient.

Ce prix, créé en 2008 par la commune italienne de Jelsi, dans la région du Molise, et par le Comité Sainte-Anne, entend récompenser des initiatives et des personnalités qui préservent ou réévaluent la tradition, protègent les droits de l’homme, la dignité et l’identité culturelle et religieuse des petites communautés et des ethnies. Cette année, ce prix est donc attribué à Mgr Sako. C’est l’occasion pour le patriarche de revenir sur le "martyre, charisme de l’Église chaldéenne", au micro d’Olivier Bonnel sur Radio Vatican.

Une fidélité totale au Christ jusque dans la mort

"Nous, nous ne cherchons pas le martyre ni même la croix. La mort ou la croix sont une conséquence d’un engagement total d’amour et de fidélité pour le Christ que nous aimons et nous sommes prêts à de plus grands sacrifices." Mgr Sako explique que le martyre caractérise son Église depuis ses débuts et que les persécutions ont été menées par les Perses, les Arabes, les Mongols et les Ottomans. Et qu’aujourd’hui encore, l’histoire se répète et que les victimes sont encore plus nombreuses.

Cette dimension se révèle au sein même de la liturgie, qui "est riche d’hymnes pour honorer matin et soir les martyrs". Et "c’est cette spiritualité qui nous donne la force de rester et de persévérer", explique Mgr Sako. Rester malgré les massacres, comme celui qui a secoué profondément sa communauté, le 31 octobre 2010, quand 58 personnes perdirent la vie lors de l’attaque de la cathédrale Notre-Dame de Bagdad.

"Pour nous, la foi n’est pas une question idéologique ou une spéculation théologique mais une réalité mystique d’amour. La foi est une rencontre personnelle avec le Christ qui nous connaît, qui nous aime et à qui nous nous donnons totalement. Pour Lui, il faut aller toujours plus loin, jusqu’au sacrifice. Le martyre est l’expression la plus haute de la fidélité à cet amour."

Combattre les djihadistes de manière systématique

"En Irak, nous vivons depuis des années un calvaire. Une longue chaîne de guerres, une dictature atroce, un fanatisme devenu un vrai terrorisme. Les chrétiens en Irak, en Syrie et ailleurs, vivent la persécution comme dans l’Église primitive", rappelle le patriarche. Aujourd’hui, le persécuteur est le djihadiste, qui "croit avoir Dieu (Allah) de son côté. C’est un danger pour tout le monde", alerte Mgr Sako. Et d’appeler à combattre ces djihadistes de "manière systématique" tout comme leur "idéologie". "On doit prendre conscience du danger au sein même de l’islam", estime-t-il. Car "les résultats de ce djihad ce sont des morts, des destructions, des réfugiés et la pauvreté".

Or, ce n’est pas une fatalité selon le chef de l’Église chaldéenne. L’Irak est "un pays riche" mais il lui manque "une approche culturelle respectueuse de la pluralité et de l’intelligence de ce pays". Il faut donc "un changement de mentalité qui implique l’éducation de générations entières avec des programmes d’éducation religieuse mis à jour. Une des solutions est la séparation de la religion de l’État, un seul projet de citoyenneté", propose Mgr Sako qui critique les gouvernements occidentaux "restés plutôt indifférents ou timides face à la tragédie des chrétiens du Proche-Orient".

"Le soutien de nos frères d’Occident nous donne le courage de résister"

Mgr Louis Sako répète aussi une forte conviction des chrétiens : "Nous ne voulons pas abandonner notre patrie, la vidant de la présence chrétienne. Là est notre histoire, l’Irak est notre identité. Nous avons une vocation, nous devons témoigner la joie de l’Évangile." Pour cela, l’aide des autres chrétiens est primordiale. "L’amitié, la solidarité et le soutien de nos frères et sœurs de l’Occident nous donnent le courage de résister et de rester sur notre terre et dans nos églises, continuant notre présence et le témoignage chrétien". 

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