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Trop de paroisses, trop de missions… Les prêtres au bord du burn-out

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Le Pape les a récemment assurés de son soutien face à la fatigue qui les accable : comment s’organise le quotidien des prêtres ?

Entretien avec Christophe Henning, conseiller éditorial Culture et religion à l’hebdomadaire Pèlerin (groupe Bayard).

Depuis plusieurs années, on assiste à la fusion des paroisses, au déplacement des prêtres dans de nombreux secteurs pour pallier le manque de vocation : quelles sont leurs activités au quotidien et comment vivent-ils cette nouvelle répartition du travail ?
Christophe Henning :
Il est vrai que la charge pastorale des prêtres s’est particulièrement alourdie ces dernières années, non seulement en raison d’un nombre insuffisant de prêtres ordonnés (une centaine par an, alors qu’on enregistre environ 800 décès et départs à la retraite chaque année) mais surtout du vieillissement du clergé. Alors qu’ils étaient 25 000 en 1990, on compte aujourd’hui environ 13 000 prêtres en France, dont plus de la moitié a plus de 75 ans, qui est normalement l’âge de la retraite. Certains « retraités » gardent quelques activités, mais ils sont déchargés d’une bonne partie de leur mission. Les « moins de 75
ans » sont donc très sollicités, notamment en raison du regroupement des paroisses que vous pointez : il n’est pas rare qu’un prêtre soit désormais responsable de 20, 30 voire 50 clochers ! La tendance risque de s’aggraver : ils ne devraient être qu’un peu plus de 4 000 prêtres en activité dans dix ans.

En même temps, tout est lié : d’une part, la pratique dominicale, par exemple, n’est plus aussi assidue. D’autre part, le regroupement des paroisses peut être aussi une occasion de rassemblement : les catholiques – comme tous les Français – sont plus mobiles pour leur travail, leurs loisirs, et rechignent moins à l’idée de faire une dizaine ou une vingtaine de kilomètres pour se rendre à la messe. Par comparaison, en quelques dizaines d’années, on pourrait dire que la pastorale de terrain est passée d’une culture « intensive » – au pied du clocher, au cœur du village –, à une culture extensive, en laissant germer par endroits des initiatives qui animent le territoire de la paroisse aux frontières plus larges. Il faut bien sûr moduler cette analyse selon les diocèses : très clairement, les régions de l’Ouest, du Nord de la France ou les diocèses concordataires de l’Est sont encore animés par un nombre de prêtres significatifs. En revanche, dans le Centre, le Sud-Ouest, il y a des manques cruels de pasteurs, même si des prêtres étrangers venus d’Afrique, de Pologne ou d’Inde sont accueillis dans ces diocèses en souffrance.

Enfin, dernier élément important et plutôt réconfortant : si la baisse du nombre de prêtres est une vraie préoccupation pour les évêques et les prêtres, les chrétiens se sentent concernés. Les laïcs prennent des responsabilités, assument des missions que le prêtre ne peut plus prendre ne charge comme rendre visite aux malades, assurer le catéchisme, participer à l’action caritative ou même « célébrer » les funérailles. Ils le font de mieux en mieux, parce qu’ils sont généralement formés pour ces responsabilités pastorales. Ils sont même, pour beaucoup, officiellement envoyés par leur évêque. Lire la suite sur Atlantico

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