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Inde. Les hindouistes s’en prennent à Mère Teresa

© DR
Mère Teresa.
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Le chef de l’organisation nationaliste hindoue RSS a accusé de prosélytisme la fondatrice des Missionnaires de la Charité. La Conférence des évêques catholiques de l’Inde a aussitôt réagi.

« L’œuvre réalisée par Mère Teresa aurait pu être bonne, mais elle était menée dans un but précis : convertir au christianisme les personnes à qui elle venait en aide. » Tels sont les propos qu’a tenus Mohan Bhagwat, chef du Rashtriya Swayamsevak Sangh (RSS, Corps national des volontaires), le 23 février dernier au Rajasthan. Des propos mettant en cause la fondatrice des Missionnaires de la Charité et qui ont amené les responsables de l’Église catholique en Inde à réagir vivement.

Le chef de l’organisation nationaliste hindoue s’exprimait à Bajhera, village situé près de Bharatpur, au Rajasthan, où l’ONG Apna Ghar (« Notre maison ») inaugurait deux centres, l’un pour enfants pauvres et l’autre pour femmes isolées. « La question n’est pas au sujet de la conversion, mais si celle-ci est obtenue au moyen du service offert, alors la valeur même de ce service est en cause, a affirmé le leader du RSS. Mais, ici [à Apna Ghar], le but poursuivi est purement et uniquement le service aux pauvres et aux déshérités. »

« Douleur et inquiétude »

La mise en cause de la religieuse catholique (1910-1997) a entraîné une réaction quasi immédiate de la Conférence des évêques catholiques d’Inde (CBCI). Par un communiqué en date du 24 février, l’épiscopat indien dénonce avec « douleur » et « inquiétude » le fait que « la réputation d’une personne aussi sainte que Mère Teresa » soit mise en cause en « attribuant des motifs cachés » à une vie « tout entière consacrée à l’aide humanitaire apportée aux pauvres et aux malades ». « Mère Teresa n’a jamais eu d’ordre du jour caché, pas plus qu’elle n’a utilisé son œuvre pour couvrir des conversions. Elle a toujours affirmé que son principal souci était d’apaiser les souffrances des gens et d’aider les pauvres et les souffrants à mener une vie digne et apaisée. À la question sans cesse répétée des motifs qui la poussait à offrir un service si effacé aux pauvres et aux souffrants, elle a toujours répondu qu’elle voulait aider un hindou à vivre en meilleur hindou, un musulman à vivre en meilleur musulman et un chrétien à vivre en meilleur chrétien, dans le respect de la dignité d’être humain de chacun. (…) », peut-on lire dans le communiqué, qui rappelle le prix Nobel de la paix (attribué en 1979) et le prix Bharat Ratna, décoration civile la plus prestigieuse d’Inde, attribuée en 1980 à celle qui sera déclarée bienheureuse en 2003 par le pape Jean-Paul II.

L’Église catholique n’a pas été la seule à prendre la défense de la mémoire de Mère Teresa. Le tout récemment élu ministre-président de Delhi, Arvind Kejriwal, a tweeté le 24 au matin les mots suivants : « J’ai travaillé quelques mois avec Mère Teresa à l’ashram Nirmal Hriday de Kolkata [Calcutta]. C’était une noble personne. Je vous en prie, épargnez-la ». Chef du parti anti-corruption Aam Aadmi Party (Parti de l’homme du people, AAP), Arvind Kejriwal vient d’infliger, le 7 février dernier aux législatives de l’État de Delhi, un cinglant revers au BJP, le parti de la droite hindouiste au pouvoir depuis mai dernier au plan fédéral.

Des postures politiciennes

La « sortie » du chef du RSS sur Mère Teresa interroge. Elle intervient en effet au moment où le Premier ministre Narendra Modi et certains de ses ministres multiplient les déclarations d’apaisement en direction des minorités religieuses. Après une série d’attaques contre des églises chrétiennes, à Delhi et dans sa région, ainsi que des cérémonies de « re-conversion » à l’hindouisme de musulmans dénoncées par les organisations musulmanes comme « frauduleuses », le Premier ministre s’était vu reprocher son silence. Au plan international, le président américain Barack Obama, en visite officielle dans le pays fin janvier, n’avait pas hésité à le mettre en garde contre

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