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Inde : nouvelle attaque de chrétiens par des hindouistes

Eglises d'Asie
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Une douzaine de chrétiens ont été gravement blessés dans une attaque menée le 25 octobre par l’organisation hindouiste du Bajrang Dal dans le village de Madota dans l’Etat du Chhattisgarh.

Depuis des mois, les tensions interreligieuses et les affrontements entre les communautés chrétiennes et hindoue vont croissant dans cet Etat du centre de l’Inde, tout particulièrement dans le district de Bastar, majoritairement aborigène.
Mais l’arrivée au pouvoir de Narendra Modi, du Bharathya Janata Parti (BJP) en mai dernier, a soutenu la montée d’une nouvelle vague d’intolérance religieuse, dont « l’affaire des gram sabha » qui a attiré l’attention de l’opinion publique et des médias indiens.

L’arme de la loi anti-conversion
S’appuyant sur la loi anti-conversion en vigueur dans l’Etat (Chhattisgarh Freedom of Religion Act), les gram sabha (1) d’une cinquantaine de villages du Bastar, avaient en effet voté en juin dernier, des résolutions interdisant sur leur territoire « tout prosélytisme religieux, prière, cérémonie ou discours non-hindous ». Un dispositif visant tout particulièrement les chrétiens dont l’augmentation du nombre de convertis est un sujet de préoccupation constante pour les assemblées de villages.
Les organisations chrétiennes avaient immédiatement saisi la Haute Cour de l’Etat afin que soient annulées les décisions des gram sabha, et l’affaire est actuellement en cours.

Un guet-apens
C’est dans ce contexte tendu que les chrétiens du village de Kotwar avaient été invités par les autorités du district à venir « discuter » avec des représentants hindous, dans un « esprit de médiation », samedi dernier. Cependant, au lieu de la rencontre prévue, les chrétiens s’étaient retrouvés seuls, sans aucun représentant officiel, face aux militants hindous, qui leur avaient tendu un guet-apens, dénonce aujourd’hui Arun Pannalal, président du Chhattisgarh Christian Forum (CCF).
« Pour les chrétiens, l’objectif de ce rassemblement était de discuter de la réponse de l’administration du district à la requête déposée par eux auprès de la Haute Cour de Bilaspur sur l’interdiction du culte chrétien dans les villages »,explique le responsable du CCF, qui fait également partie des pétitionnaires. « Les chrétiens étaient venus assister à une réunion qui ne devait jamais avoir lieu : à la place, c’est une attaque qui leur avait été préparée ».

Sabres, bâtons et haches
Selon les témoins, les assaillants appartenaient au Bajrang Dal, une organisation liée au parti extrémiste Vishwa Hindu Parishad et réputée pour sa violence. Ils décrivent tous une attaque rapide d’une cinquantaine d’hindouistes armés de sabres, de bâtons et haches, qui se sont mis à frapper les chrétiens après les avoir jetés de force dans des camions, les accusant de pratiquer des conversions forcées. Ce lundi (27 octobre), onze blessés sont toujours aux soins intensifs de l’hôpital de Jagdalpur, rapporte le Times of India.
Le Bajrang Dal nie toute implication dans l’attaque. « Les allégations portées à notre encontre sont absolument sans fondement », a déclaré aujourd’hui à The Hindu, Mahesh Kashyap, responsable de l’organisation pour la région du Bastar. « Certains hindous avaient été invité par le magistrat du district à une réunion dans le village, et certains pasteurs étaient également présents sans y avoir été invités. Les hindous ont protesté de leur présence et c’est ce qui a conduit à une bagarre », conclut-il.

Les autorités locales suspectées
Selon le président du CCF, la façon dont l’attaque a été menée laisse suspecter une implication des autorités locales. « Une annonce officielle avait été faite, demandant à ce que les habitants du village de Kotwar se rassemblent samedi 25 octobre à 9 h du matin afin de rencontrer le magistrat, le commissaire de police et le sous-préfet locaux afin de discuter de la façon d’apaiser les tensions entre les communautés chrétiennes et hindoues », rappelle-t-il au quotidien indien. « Les villageois ont attendu jusqu’au soir, mais personne n’est venu. Dès que la nuit est tombée, une quarantaine de militants du Bajrang Dal sont arrivés en camions, portant des bandeaux safran autour du front, et ont attaqué immédiatement les chrétiens».

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