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Un supplément d’âme au festival de Cannes

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prix oecumenique
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Prix du jury œcuménique, festival de silence, festival Sacré de la Beauté… Derrière les paillettes, se dissimulent aussi la foi et la prière.

26/05/14

Ne vous fiez pas aux apparences :  derrière le glamour des tapis rouges, les fastes de la montée des marches et le luxe des soirées privées, on travaille, on visionne, et l’on prie, aussi.

Ainsi, tout au long du festival, le Jury œcuménique du Festival de Cannes, qui fêtait cette année son 40e anniversaire, a visionné les nombreux films en compétition. Ce jury millésime 2014, qui lui aussi a monté les marches sous les feux ds projecteurs, était composé de Guido Convents (Belgique) Kristine Greenaway (Canada), Jacques Champeaux, (France), Julia Helmke (Allemagne), María José Martínez Ordonez (Equateur) et Mgr Hervé Giraud (France).

Hasard des palmarès, alors que la présidente du jury, Jane Campion, orientait cette année ses choix vers des films moins "évidents" aux yeux du grand public, un oubli de taille aura finalement été réparé par ce jury œcuménique, en décernant son prix au film « Timbuktu », du réalisateur mauritanien Abderrahmane Sissako. Ce film raconte la vie et la résistance digne d’hommes et de femmes à Tombouctou qui veulent vivre selon leur culture et leurs traditions, tout en intégrant les moyens modernes de communication. Le Jury œcuménique a voulu récompenser ce film d’une très grande beauté formelle, pour son humour et sa retenue. Ce film, tout en critiquant l’intolérance, éclaire l’humanité qui demeure en chaque homme.

Le jury œcuménique a également décerné deux mentions spéciales. La première a été attribuée à «The Salt of the earth » (Le sel de la terre) de Wim Wenders et Juliano Ribeiro Salgado (Un Certain Regard), Ce documentaire basé sur l’oeuvre photographique de Sebastião Salgado témoigne magistralement de l’histoire contemporaine, de la condition humaine à travers le monde et de la possibilité de créer une vie meilleure.
La seconde mention spéciale a été décernée à « Hermosa juventud » (La belle jeunesse) de Jaime Rosales (Un Certain Regard) Face à la crise un jeune couple espagnol avec un bébé cherche à survivre. Ce film nous montre dans un style presque documentaire des hommes et des femmes qui sont confrontés à des situations et des choix difficiles qui mettent leur dignité en question.

Pas si loin de là, à quelques encablures de Cannes, se tenait comme chaque année depuis 2010 le Festival de Silence. Imaginé sur une idée originale du réalisateur et documentariste Yvon Bertorello, ce festival propose à une vingtaine de personnalités issues du septième art, présentes ou non au Festival de Cannes, de « vivre une expérience profonde et inédite à dix minutes de la Croisette de Cannes dans la plus ancienne communauté monastique d’Europe encore en activité ».
Cette pause spirituelle d’une après-midi loin de l’agitation cannoise se déroule à l’Abbaye de Lérins, sur l’île de Saint Honorat. Parmi les hôtes du père abbé et de l’évêque du lieu figurait notamment le père Gourrier, vêtu du même blouson rouge que Jérôme Kerviel portait alors qu’il l’accompagnait sur les routes italiennes avant son incarcération. "Je ne suis pas venu au festival de Cannes, mais au festival du silence, avait-il alors expliqués aux médias Je vais prier pour Jérôme lors d’une retraite chez les moines de l’abbaye de Lérins, que j’entame demain et qui devrait durer de cinq à sept jours".

En même temps que le festival de Cannes s’est également clos le Festival Sacré de la Beauté, dirigé par Anne Facérias, joliment surnommé l’ "Off de l’ âme" avec un concert lecture " Eaux Vives " de Mickael Lonsdale ainsi que l’ ensemble Aqua Viva. Avec le soutien de l’église Notre-Dame de Bon Voyage et de l’Abbaye de Lérins, la Diaconie de la Beauté organisait cet autre festival du 16 au 25 mai. Au programme, une semaine durant : peintures et sculptures à l’église Notre-Dame de Bon Voyage avec les artistes invités de la Diaconie de la Beauté, dîner chez le rabbin de Cannes, mais aussi échange avec les moines de Lérins, présentation et dédicace du livre « Confidences » avec Michael Lonsdale et Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon, soirées de louange avec Annuncio…

Sans oublier un magnifique « Stabat Mater » de Pergolèse avec Michael Lonsdale, Laurence Bénézit de la Morandière et l’ensemble Jubiléo, l’excellent spectacle « Pierre et Mohamed » avec Francesco Agnello et Jean-Baptiste Germain, ainsi que le concert inter-religieux « Les Trois Religions » avec Ben Snof, Daniel Facérias et Maya.

 

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