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Violences faites aux femmes : une responsabilité internationale

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Les chiffres publiés lors de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre dernier, sont accablants.

C’est en décembre 1999 que l’Assemblée générale de l’Onu a proclamé la célébration internationale de cette journée contre la violence à l’égard des femmes, chaque 25 novembre. À cette occasion, tous les gouvernements ainsi que toutes les organisations et associations sont invités à faire campagne afin de sensibiliser les populations.
Cette Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes a pour origine trois sœurs dominicaines : Patria Mercedes, María Argentina Minerva et d’Antonia María Teresa Mirabal, militantes des droits de l’homme assassinées sur ordre de Rafael Trujiillo, alors dirigeant de la République Dominicaine.

Radio Vatican rapporte que la violence contre les femmes constitue la violation la plus fréquente des droits de l’homme « Chaque femme peut être victime de violences, partout dans le monde et indépendamment de son origine, sa culture, sa classe sociale, son âge et sa religion. Au moins une femme sur trois dans le monde est victime de coups, d’abus, de viol ou d’autres formes de maltraitance au cours de sa vie ». La rédaction de Radio Vatican ajoute que ce phénomène a un réel impact sur développement mondial : outre le fait que cela nuit aux droits économiques, sociaux et politiques des femmes, « les coûts de la violence sont très élevés, se traduisant aussi bien par des dépenses supérieures en matière de soins de santé et de frais juridiques que par une perte de productivité. Ceci a un impact sur les budgets nationaux, et plus globalement, sur le développement. »

Une guerre dans la guerre en République démocratique du Congo
À ce jour la situation des femmes est catastrophique dans de nombreux pays, et parmi eux la République démocratique du Congo en est un bon exemple. En effet, les cris d’alarmes concernant les insoutenables agressions sexuelles qu’y subissent les femmes se sont multipliés au cours des dernières années, notamment suite au rapport publié par Human Rights Watch en 2002. Mariages forcés, viols, esclavage… La situation pour l’heure est bien loin de l’apaisement.

La Croix a publié un reportage sur le cauchemar enduré par toutes ces jeunes filles au destin brisé.  «J’ai été capturée un mercredi de septembre 2008, à l’école, vers 11 heures. Ils nous ont emmenés en brousse, raconte-t-elle. Pour les garçons, le travail c’était de piller et de tout ramener aux femmes de la LRA. Pour les filles, c’était : “Toi là, voilà ton mari. Toi là, voilà ton mari”. Même s’il était vieux, tu devais partir avec lui… » Ce témoignage de Solange, 18 ans, enlevée par les hommes de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) n’en est hélas qu’un parmi tant d’autres.
Selon l’ONU, la LRA a tué plus de 100 000 personnes ces vingt-cinq dernières années et a enlevé de 60 000 à 100 000 enfants. La Croix précise que l’Église est particulièrement présente pour accompagner et soutenir ces jeunes filles, qui, dans leurs tourments, se tournent souvent vers Dieu.

Dans l’hexagone aussi…
La France quant à elle n’échappe pas au problème des violences faites aux femmes. C’est ce qu’atteste l'étude publiée par l’Insee le 22 novembre dernier. Selon le rapport, « 6 % des femmes ayant entre 18 et 59 ans ont été l’objet d’injures sexistes en 2005 ou 2006, 2,5 % ont été agressées physiquement et 1,5 % a déclaré avoir subi un viol ou une tentative de viol. Dans ce dernier cas, un sur cinq est perpétré par l’ex-conjoint et la moitié des victimes connaissaient leur agresseur. Les violences sexuelles sont moins fréquentes au sein du ménage, mais c’est l’inverse pour les violences physiques. Les femmes sans diplôme sont trois fois plus nombreuses à subir des violences domestiques que les plus diplômées. Les caresses, baisers et autres gestes déplacés sont les agressions sexuelles les plus fréquentes et ont pour cadre le lieu de travail dans un quart des cas. »

L’Insee fait également mention d’une part non négligeable d’agressions commises contre des hommes. Car s’il est certain qu’ils sont encore moins nombreux que les femmes à déposer plainte, c’est un fait : les hommes sont eux aussi victimes de violences conjugales, qu’elles soient physiques ou sexuelles. Et si les hommes victimes d’agression sont certes moins nombreux que les femmes, il ne faut pourtant jamais perdre de vue que la violence est une souffrance inacceptable pour tout être humain, quel que soit son sexe, sa couleur de peau ou sa culture.

Relisons cette vibrante assertion de Shakespeare, au sujet de la Création : « La femme est née de la côte de l’homme, pas de ses pieds pour être piétinée, ni de sa tête pour lui être supérieure, mais de sa côte pour être son égal, sous son bras pour être protégée, à côté de son cœur pour être aimée. »
 

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