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La liberté religieuse au cœur de la visite de Bartholomée Ier à Paris

© PORTOKALIS / SHUTTERSTOCK.com
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La visite du patriarche de Constantinople, qui sera au côté du Pape François au mois de mai en Terre Sainte, est aussi un signe fort pour l’unité des chrétiens.

31/01/2014

De passage à Paris pour quelques jours, le patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée Ier, a prononcé un discours sur la liberté religieuse devant l’Académie des sciences morales et politiques. Mercredi 29 janvier, il s’entretenait avec le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius. Jeudi 30 janvier, il s'est vu remettre au terme de sa visite un doctorat honoris causa à l’Institut Catholique de Paris.

Mais la venue en France de Bartholomée Ier, primat de l’Eglise orthodoxe nous renvoie à une autre actualité, celle du prochain voyage du Pape François en Terre Sainte. Comme l’a rappelé le Saint Père lors de l’Angélus du 5 janvier dernier, ce voyage porte une dimension symbolique. Il aura effectivement lieu 50 ans après le pèlerinage effectué par Paul VI en 1964, juste avant la guerre des Six jours. En plein concile Vatican II, l’évêque de Rome avait souhaité faire de ce déplacement un signe fort pour l’œcuménisme en rencontrant le patriarche de Constantinople de l’époque, Athenagoras. Leur accolade sur la terre de Jérusalem est ainsi restée emblématique du désir d’unité entre Chrétiens

Le 5 janvier, date anniversaire du voyage de Paul VI en Terre Sainte, le pape François avait déclaré « Il y aura trois étapes : Aman, Bethleem et Jérusalem. Trois jours. Au Saint Sépulcre, avec le Patriarche Bartolomeo de Constantinople, nous célébrerons une rencontre œcuménique avec tous les représentants des Eglises chrétiennes de Jérusalem ». Il y a donc fort à parier pour que François et Bartholomée, représentants des Eglises occidentales et orientales, réitèrent un geste important d’unité au Saint-Sépulcre, là même où le Christ fut mis au tombeau.

Autre symbolique forte, le voyage pontifical, qui aura lieu en mai prochain, se déroulera 1700 ans après l’Edit de Milan. L’Edit de Constantin, comme il est aussi couramment appelé en hommage à l’empereur qui l’a promulgué, est celui a instauré la liberté religieuse dans l’Empire romain et autorisé la pratique du christianisme. 

La liberté religieuse est un thème très cher aux yeux du patriarche orthodoxe. Mardi dernier, ce sujet a d’ailleurs fait l’objet de son exposé remarquable devant l’Académie des sciences morales et politiques.

Dans son discours, Bartholomée Ier est ainsi revenu sur plusieurs points essentiels.
Il a tout d’abord développé la relation complexe entretenue entre religions et droits de l’homme dans un contexte de sécularisation, voire de « post-sécularisation » avec le retour du religieux et malheureusement aussi du fondamentalisme. Le patriarche a ensuite axé sa présentation sur le droit de liberté religieuse, qu’il juge aller de pair avec « l’appréciation et le respect sincère de sa propre tradition ». Enfin, il a rappelé « le sens de la Croix comme signe de liberté ». Il s’agit en effet de suivre le Christ lorsqu’il affirmait « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même et prenne sa croix, et qu’il me suive. » (Mt 16, 24.).  Et le primat de l’Eglise d’Orient de conclure : « La Croix du Christ, qui ne saurait être considérée sans la Résurrection, exprime la quintessence de notre liberté, la « vérité sur la liberté » ».

Suite à cette conférence, Bartholomée Ier a rencontré le ministre français des affaires étrangères. Dans son communiqué, le gouvernement a garanti que « cet entretien a permis de réaffirmer les liens étroits d’amitié et de confiance qui existent entre la France et le Patriarcat œcuménique et de procéder à un tour d’horizon des enjeux d’intérêt commun, notamment les questions européennes et la situation des chrétiens d’Orient. »

Ce soir, en présence du Cardinal André Vingt-Trois et après avoir reçu son doctorat honoris causa, le patriarche œcuménique tiendra une conférence sur le thème « Religion et environnement : quels défis spirituels pour aujourd’hui ? ».

A ce sujet, Federico Lombardi, porte-parole et directeur du bureau de presse du Saint Siège, annonçait après la visite de François Hollande au Vatican que le pape commençait « à travailler sur un projet de texte sur les questions environnementales ». Une encyclique serait prévue. L’environnement est donc un sujet de préoccupation commun pour François et Bartholomée.
 
 
 

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