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Sénégal : Aminata Sow Fall reçoit le grand prix de la Francophonie

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Ce prix distingue tous les ans l'œuvre d'un auteur francophone qui a "contribué de façon éminente au maintien et à l'illustration de la langue française".

C’est à la Sénégalaise Aminata Sow Fall que l’Académie française a décerné cette année son grand prix de la Francophonie. Ce prix distingue tous les ans l’œuvre d’un auteur francophone qui a "contribué de façon éminente au maintien et à l’illustration de la langue française". Aminata Sow Fall est une auteure confirmée dont l’œuvre a été régulièrement primée par des prix prestigieux. Considérée comme l’une des pionnières des Lettres africaines, la romancière sénégalaise a à son actif une dizaine de romans, mais aussi des recueils de nouvelles.

Marie José Muando Buabualo, du programme français pour l’Afrique de Radio Vatican, précise qu’"Aminata Sow Fall a publié une dizaine de romans, mais le plus célèbre d’entre eux reste sans doute La Grève des bàttu, traduit dans une dizaine de langues et même adapté au cinéma en 2000 avec Bàttu du cinéaste malien Cheick Oumar Sissoko. Intitulé Le Revenant, son premier roman voit le jour en 1976. 

Une pionnière de la littérature africaine francophone

Aminata Sow Fall est née le 27 avril 1941 à Saint-Louis du Sénégal et elle est l’une des pionnière de la littérature africaine francophone. Elle porte un regard critique sur une société sénégalaise en pleine mutation dont elle dénonce l’hyprocrisie et comme d’autres femmes de sa génération l’idéologie patriarcale. Ainsi, dans La Grève des bàttu ou Les Déchets humains, qui lui a valu le Grand prix littéraire d’Afrique noire en 1980, elle imagine, en s’appuyant sur des faits réels, une grève des mendiants chassés de la capitale par des autorités soucieuses de promouvoir le tourisme. 

Les romans d’Aminata Sow Fall sont devenus des classiques inscrits dans les programmes d’enseignement. Après son baccalauréat, elle part en France pour entreprendre des études d’intérprétariat ainsi qu’une licence de Lettres modernes et fait la connaissance de son futur mari, Samba Sow, à Paris."

Dépasser le stade de la réhabilitation de l’homme noir

Dans ses professions de foi, Aminata Sow Fall s’est aussi signalée à l’attention en prenant ses distances par rapport à la négritude, qui a fortement influencé la littérature sénégalaise à ses débuts. Dans les années 1970, alors que le soleil de Senghor, le grand chantre de la négritude, brillait de toutes ses ardeurs dans le ciel du Sénégal, celle qui était encore une aspirante romancière se faisait remarquer en affirmant que la littérature africaine devait évoluer et dépasser le stade de la réhabilitation de l’homme noir. La problématique de la condition féminine nourrit sa fiction, mais la romancière parle aussi des hommes, des puissants et des pauvres, des dérives sociales et religieuses. 

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