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Chine : Vague d’arrestations au sein de l’Église « clandestine »

Eglises d'Asie
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Plusieurs arrestations ont eu lieu ces dernières semaines dans le Hebei, la province qui entoure Pékin, au sein la communauté catholique restée fidèle à Rome.

Ces dernières semaines, plusieurs incidents ont été rapportés au Hebei, la province qui entoure Pékin, dénotant une pression renouvelée de la police sur les communautés catholiques "clandestines". Un évêque et un prêtre ont été arrêtés ; un autel dédié au Sacré-Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie a été détruit.

L’évêque de Zhengding une fois de plus arrêté  

Selon les informations de l’agence Ucanews, Mgr Julius Jia Zhiguo a été interpellé par les autorités le 12 mai dernier, avant d’être remis en liberté le 24 du même mois, juste à temps pour célébrer la messe de la Pentecôte dans sa cathédrale. Âgé de 80 ans, évêque de Zhengding, Mgr Jia est un évêque "clandestin" dans la mesure où il refuse de s’affilier à l’Association patriotique des catholiques chinois, la structure "officielle" par laquelle le pouvoir en place exerce son contrôle sur l’Église catholique en Chine ; ses arrestations par la police au cours de ces 15 dernières années ne se comptent plus tant elles ont été fréquentes.

Cette fois-ci, les motifs de sa détention au secret durant 12 jours sont incertains. Une source catholique de Zhengding suppose que les autorités ont pu ne pas apprécier le fait qu’en avril, Mgr Jia a ordonné plusieurs prêtres ; l’évêque aurait aussi été mis en garde contre toute participation de sa part aux traditionnels pèlerinages mariaux qui sont organisés par les catholiques en mai. Cette même source ajoute que les autorités ont récemment décrété que "le personnel religieux", sans précision d’appartenance religieuse, devait désormais rapporter aux autorités compétentes ses lieux de résidence.

Un prêtre porté disparu

Dans la même province du Hebei, mais un peu plus au nord, dans le bastion catholique de Baoding, un prêtre "clandestin", le père Liu Honggeng, a disparu de la circulation depuis le 7 mai, dernier jour où il s’est entretenu au téléphone avec des proches. "Son portable est coupé. Nous, les catholiques, nous avons demandé aux services compétents de l’administration où il était, mais nous n’avons pas eu de réponse", indique une autre source catholique qui requiert l’anonymat pour des raisons de sécurité.
 
Informée de cette disparition, la Commission Justice et Paix du diocèse de Hongkong a demandé des informations aux autorités chinoises, mais là aussi en vain. Selon Or Yan-yan, porte-parole de la Commission, il est très probable que le prêtre ait été "retiré" de la circulation par les autorités afin d’exercer sur lui des pressions.
 
Le père Liu avait été arrêté le 27 décembre 2006 en compagnie de huit autres prêtres "clandestins" de Baoding, les autorités cherchant à les contraindre à s’enregistrer auprès des structures "officielles". Après huit ans de détention sans jugement, il avait été remis en liberté en août dernier, refusant toujours de rejoindre les rangs du clergé "officiel".

Une descente de police musclée dans un lieu de culte

Enfin, troisième incident, à nouveau dans le diocèse de Baoding, la police a investi un lieu de culte "clandestin" juste avant les fêtes de la Pentecôte. Vendredi 22 mai, une quarantaine de membres des forces de l’ordre ont opéré une descente dans la localité d’Anzhuang, à environ 200 km au nord de Baoding, pour détruire un autel construit en plein air. Édifié dans une cour en février dernier, peu avant le Nouvel An chinois, l’autel était dédié au Sacré-Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie ; il était dans le collimateur de la police, pour qui la structure avait été édifiée sans les autorisations nécessaires.

Selon Ucanews, deux femmes ont été blessées par la police alors que les catholiques tentaient d’empêcher la police de détruire l’autel en question. Anzhuang est le lieu de résidence de Mgr Francis An Shuxin, évêque coadjuteur de Baoding. Mgr An a passé dix années en prison, de 1996 à 2006, avant d’être libéré et d’accepter, en 2009, d’adhérer à l’Association patriotique. Un an plus tard, il était installé par le gouvernement en tant qu’ordinaire du diocèse de Baoding, titre qu’une bonne partie du clergé local et des fidèles lui nie, les catholiques "clandestins" lui reprochant d’avoir accepté de céder aux autorités alors même que l’évêque en titre de Baoding, Mgr James Su Zhimin, est détenu au secret depuis 1997. Contacté par téléphone à propos de la destruction de l’autel "clandestin", Mgr An a répondu : "Ce sont des catholiques "clandestins" et ils n’acceptent pas mon autorité. Je ne pense pas que je puisse les aider". Lire la suite sur le site de l’agence d’information des Missions étrangères de Paris (MEP), Églises d’Asie
 
Notre photo : Descente de police à Anzhuang (Hebei) pour détruire un autel "clandestin".

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