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Louis et Zélie Martin, « un don » pour les parents, les époux, les veufs et les malades

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Le Pape a officiellement reconnu ce mercredi 18 mars le miracle attribué aux parents de sainte Thérèse de Lisieux

Ce mercredi 18 mars, le Pape a reconnu le miracle attribué à l’intercession des bienheureux Louis et Zélie Martin, les parents de sainte Thérèse de Lisieux. Il a autorisé la promulgation d’un décret en ce sens lors d’une audience avec le cardinal Angelo Amato, le préfet de la Congrégation pour les causes des saints.

Louis Martin est né à Bordeaux le 22 août 1823. Membre d’une fratrie de cinq enfants, il grandit au sein de différentes garnisons avant que sa famille ne s’installe définitivement à Alençon. Louis Martin souhaitait consacrer sa vie à Dieu au monastère du Grand-Saint-Bernard, mais son niveau insuffisant de latin l’oblige à abandonner la poursuite de ce projet. Il ouvre en 1850 une horlogerie-bijouterie. Sa foi reste cependant vive. Il prend ainsi part au cercle Vital Romet qui réunit de jeunes adultes chrétiens autour de l’abbé Hurel. Grâce à l’intermédiaire de sa mère, il rencontre Zélie Guérin qu’il épouse quelques mois plus tard, en juillet 1858.

Zélie Guérin est née le 23 décembre 1831 à Saint-Denis-Sarthon dans l’Orne où son père était enrôlé dans la gendarmerie. Sa sœur ainée devient religieuse. Elle a un frère de 10 ans son cadet. Elle se sent elle aussi appelée à la vie religieuse et souhaite entrer à l’Hôtel-Dieu d’Alençon où sa famille s’est installée en 1844, mais la mère supérieure le lui refuse. Zélie s’initiera alors au célèbre point d’Alençon et ouvre sa fabrique de dentelle en 1853. Son entreprise, une véritable famille, est prospère lorsqu’elle rencontre Louis Martin.

Un modèle de foyer missionnaire

De 1860 à 1873, neuf enfants, dont quatre mourront en bas âge, naîtront au foyer des Martin. La dernière sera sainte Thérèse de Lisieux/de l’Enfant-Jésus. Une foi profonde anime leur famille. Une grande affection lie les deux époux comme en témoigne les lettres de Zélie Martin à son mari.

« Modèle exemplaire de foyer missionnaire », les nouveaux bienheureux Louis et Zélie Martin sont par leur vie un « don » pour
« les époux de tous âges », « les parents », « ceux qui ont perdu un conjoint » et « ceux qui affrontent la maladie et la mort », a affirmé dans son homélie le cardinal Martins, préfet émérite de la Congrégation pour les causes des saints, dimanche 19 octobre 2008 lors de la célébration de la béatification des parents de sainte Thérèse de Lisieux.

À la mort de Zélie Martin le 28 août 1877 des suites d’une longue maladie, Louis s’installe dans la ville de sa belle-famille à Lisieux. Dix ans plus tard, après l’entrée de Thérèse au carmel, Louis sera interné au Bon-Sauveur de Caen. Lui-même malade, il s’occupera dès qu’il le peut des autres patients qui l’entourent. Il meurt le 29 juillet 1894, à 71 ans.

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