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TRIBUNE. Travail dominical : la loi Macron, une « loi carnaval »

© PATRICK KOVARIK / AFP
French Economy minister Emmanuel Macron speaks during the session of questions to the government at the National Assembly in Paris on February 17, 2015. AFP PHOTO / PATRICK KOVARIK
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Pour Hélène Bodenez, cette loi, définitivement adoptée aujourd’hui grâce au recours au 49-3, remet en cause le principe supérieur du repos dominical.

Cette année-là ! C’était le début des vacances de février. Toute une France insouciante partait aux sports d’hiver. La neige pleuvait, belle, au rendez-vous, effaçant la déconstruction à l’œuvre. Dans le dossier du travail le dimanche, combien de décrets, d’ordonnances comme celle du 1er mai 2008, d’amendements félons comme celui de circonstance d’Isabelle Debré, de lois discutées en procédure accélérée, la nuit, pendant des vacances ou des jours fériés ? Eh bien, 2015 poursuivra la tradition de traîtrise. La loi Macron a vu son chapitre troisième au titre « Travailler » arriver à la discussion parlementaire le week-end [dernier], samedi et dimanche du début des vacances d’hiver. Rare.

Ce fut bien joué ! Une opposition atone. Quelques députés ferraillant vaguement. Bien sûr, on saluera Mme Fraysse, M. Cherki, MM. Paul, Baumel, Poisson et Le Fur. Mais qui a déjà vu des débats houleux à l’Assemblée en concluait vite dès vendredi que la partie était perdue d’avance. Et ce n’est pas la sortie en fanfare du tout petit nombre des députés de l’UMP le samedi 14 qui aurait bien sûr changé quelque chose à l’affaire.

La loi Macron donnant un coup de canif fatal au principe du repos dominical a tranquillement terminé sa discussion cette nuit. On nous avait rebattu les oreilles des « frondeurs ». Quelle mascarade ! Le ministre de l’Économie a eu beau jeu de refuser tout compromis, celui des frondeurs comme celui de Jean-Christophe Fromantin. L’embarras de sa majorité, il n’en a cure. Il faut dire qu’en face des opposants les moyens furent titanesques: toute une presse tenue par les grands groupes et les politiques VIP pro-travail le dimanche sur le devant de la scène quand les syndicats étaient marginalisés. Jusqu’à la délictueuse enseigne Bricorama qui a vu concomitamment la somme de ses astreintes fondre ! Foin des
32 millions d’euro dus : 500 000 suffiront ! Ainsi en a décidé la cour d’appel. Lire la suite sur Le Figaro Vox

Hélène Bodenez est professeur agrégée de lettres.
Elle intervient à la Fondation de service politique dans le dossier « Oui au repos dominical ». Elle a publié en 2010
À Dieu, le dimanche ! aux Éditions Grégoriennes et tient un blog : Raison garder.

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