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Voyage du Pape en Terre Sainte : beaucoup d’attentes pour le dialogue œcuménique

© ServizioFotograficoOR/CPP
patriarch bartholomew i of constantinople
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50 ans après l’accolade entre Paul VI et le patriarche orthodoxe Athénagoras, le rencontre entre François et Bartholomée a pour but de relancer et d'approfondir le dialogue œcuménique.

20/05/2014

Le voyage de François en Terre Sainte est avant tout motivé par l’anniversaire de la rencontre œcuménique entre le pape Paul VI et le patriarche orthodoxe Athénagoras en 1964, à Jérusalem. Il y a cinquante ans en effet, l’accolade entre les deux hommes signait le début d’un long dialogue entre catholiques et orthodoxes, appelé « chemin de la charité ». Un demi-siècle plus tard, alors que le contexte a bien changé, il s’agit de relancer et d’approfondir le chemin vers l’unité et la réconciliation.

En 1964, nous sommes en pleine guerre froide. Régimes autoritaires, rideau de fer : nombreuses ont été les barrières physiques au dialogue entre chrétiens d’Orient et d’Occident. Après la séparation d’avec Rome lors du schisme de Constantinople en 1054, et après un millénaire de dissensions, la rencontre établissait un contact apaisé entre les « deux poumons de l’Église ».

La rencontre entre François et Bartholomée : un signe sensible pour le monde  
Cette fois encore, la rencontre entre les primats des Églises d’Orient et d’Occident se veut être un signe sensible pour le monde. Ainsi, le pèlerinage du Saint-Père en Terre Sainte sera l’occasion pour François et Bartholomée de participer ensemble, fait exceptionnel, à une célébration œcuménique dans la basilique du Saint Sépulcre, là où le Christ fut mis au tombeau (cf Aleteia). Pour le Père Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, « Cet événement est une grande nouveauté œcuménique car une telle prière commune des différentes communautés dans un lieu saint de Jérusalem n’a jamais eu lieu ».

Vers une nouvelle étape du dialogue œcuménique ?          
Pour le Père Hyacinthe Destivelle, en charge du dialogue avec les orthodoxes au sein du Conseil pontifical pour la promotion de l’Unité des chrétiens, au micro de Radio Vatican « Il s’agit aujourd’hui de nous rapprocher pour nous redécouvrir comme frères. C’est le but de ce pèlerinage. » 

Le Père Destivelle revient également sur la signification de l’œcuménisme. « Encore une fois, l’œcuménisme, ce n’est pas la recherche d’un compromis mais c’est s’enrichir et enrichir les autres de sa propre identité. Et donc, il n’y a pas de contradiction, en réalité, entre la recherche d’unité et la recherche d’une identité comme certains le craignent. »

L’unité est toutefois vu comme une urgence. Pourquoi ? À ce sujet, il est bon de se replonger dans le concile Vatican II, qui dans le décret consacré au dialogue pour l’unité des chrétiens, Unitatis Redintegratio, rappelait  qu’« une seule et unique Église a été fondée par le Christ Seigneur », et que seule la pleine communion entre tous les chrétiens ne pourra  « réaliser la plénitude de la catholicité qui lui est propre » (cf Aleteia).

 « L’œcuménisme a plusieurs dimensions. »
Le Père Destivelle souligne que « l’œcuménisme a plusieurs dimensions ». Effectivement, vient tout d’abord « l’oecuménisme théologique ». Des points doctrinaux séparent en effet Rome et l’ancienne Constantinople. Amorcé dès 1979, « aujourd’hui, le dialogue théologique avec les orthodoxes porte sur la question de la primauté dans l’Église des relations entre primauté et conciliarité ou synodalité. » Vient ensuite « l’œcuménisme spirituel », qu’il définit comme « la purification du cœur », voie vers l’humilité, l’écoute et la charité envers nos « frères chrétiens ». Enfin, le Père dominicain cite « l’œcuménisme pratique » qui doit rassembler les chrétiens pour des projets communs  de paix et de justice.

Dialogue pour l’unité des chrétiens : le dialogue de l’amour
Du côté de l’Église orthodoxe, le patriarche de Constantinople

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