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Centrafrique : une situation toujours aussi explosive

© PACOME PABANDJI
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Des milliers de musulmans se sont réfugiés dans des institutions catholiques, tandis que des milliers d’autres ont fui vers les pays voisins.

25/02/2014

En Centrafrique, les institutions catholiques accueillent actuellement des milliers de musulmans pourchassés par les miliciens anti-balaka, d'après l'agence CISA.
 
A Baoro, dans le nord-ouest du pays, rapporte Radio Vatican, une paroisse catholique héberge plus de 2000 musulmans qui n'ont pas pu fuir la ville. A Boali, une localité proche, ce sont plus de 650 musulmans qui ont trouvé refuge dans l'église. Toujours dans la même région, à Bossemptélé, un groupe de religieuses accueille plus de 500 musulmans, à qui elles fournissent de la nourriture, de l'eau et des médicaments.
 
Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, la capitale, et l'imam Omar Kobine Layama, président de la communauté islamique du pays, ont décidé de vivre parmi les réfugiés dans l'enceinte d'une église locale et ont appelé le 21 février dernier au désarmement des civils infiltrés dans les lieux de culte.
 
Dans un entretien à l’AED (Aide à l’Eglise en Détresse), le Père Aurelio Gazzera, directeur de Caritas du diocèse de Bouar, confirme la poursuite des agressions sur le territoire. A propos des actions commises par les anti-balakas (à dominante chrétienne), il trouve profondément « injuste » qu’aujourd’hui, ce soit la population musulmane qui souffre des actes de vengeance des anti-balaka (à dominante chrétienne), et soit très souvent obligée de quitter le pays.
 
Selon lui,  « les 2 500 musulmans de Bozoum se sont enfuis dans un grand convoi en direction du Tchad », alors qu'un grand nombre d'entre eux n’ont strictement rien à voir avec les miliciens de la Séléka qui ont semé la terreur dans le pays pendant des mois et conduit à la naissance des milices d’auto-défense, à dominante chrétienne, les anti-balakas.
 
« Pour vivre un avenir pacifique, les gens doivent comprendre qu’une injustice n’en efface nullement une autre et que nous n’avons pas le droit de nous réjouir du malheur d’autrui. », a-t-il dit en faisant allusion à la joie que certains habitants de Bozoum ont manifesté en apprenant la fuite du pays de nombreux musulmans.
 
Dans ce même entretien, le père Gazzera fait néanmoins état de pillages, meurtres et viols, commis par des rebelles de la Séléka lors de leur retrait vers le Tchad.  Il raconte comment deux religieuses européennes et une volontaire ont récemment échappé de justesse au viol lorsque des membres de la Séléka ont attaqué leur mission située dans la zone frontalière du Tchad.
 
Ces exactions sont surtout commises dans les régions frontalières où la protection militaire s’impose d’urgence, rapporte le père Carme à l’AED:  un massacre a ainsi eu lieu  le 4 février dernier à Nzakoun : 22 personnes ont été tuées dans leurs maisons, de nombreuses habitations incendiées et réduites en cendres. Enfin, on ne l’a appris que ces jours-ci, 12 personnes, dont quatre femmes et quatre enfants, ont été tuées le 23 janvier dernier par des rebelles de la Séléka de passage dans la localité d’Assana, toujours à la frontière avec le Tchad.
 

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