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Liberté de conscience et de religion en Europe

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Le Saint-Siège et le Centre européen pour le droit et la justice réagissent à 4 jugements de la cour européenne.

« Sur des sujets moralement controversés, comme l'avortement ou l'homosexualité, la liberté des consciences doit être respectée», a jugé mercredi Mgr Dominique Mamberti, Secrétaire pour les relations avec les Etats, au lendemain du jugement rendu par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) dans quatre affaires relatives à la liberté de conscience et de religion au Royaume-Uni. Deux de ces affaires concernent la faculté pour des employés de porter une petite croix autour du cou sur leur lieu de travail, et pour les deux autres, la faculté d’objecter en conscience à la célébration d’union civile entre personnes de même sexe et au conseil conjugal de couples de même sexe, rappelle Jean Mercier de l’hebdomadaire La Vie dans un article très détaillé.

Dans un entretien exclusif à Radio Vatican, Mgr Mamberti, réagit aux quatre jugements qui montrent, selon lui, toute la complexité de questions comme la liberté de conscience et de religion, surtout dans une société comme la société européenne où « la croissance de la diversité religieuse et le durcissement corrélatif du laïcisme » se font particulièrement sentir.  Pour lui, il y a vraiment risque que « le relativisme moral, qui s’impose comme nouvelle norme sociale, vienne saper les fondements de la liberté individuelle de conscience et de religion ».

Toutes ces affaires « mettent en cause la liberté de l’Eglise de fonctionner selon ses propres règles, de ne pas être soumise à d’autres règles civiles que celles nécessaires au respect du bien commun et de l’ordre public juste », souligne encore Mgr Mamberti en référence à deux autres affaires (impliquant l’Eglise orthodoxe de Roumanie et l’Eglise catholique), toujours en cours de jugement à la cour européenne des droits de l’homme.

A propos de ces deux affaires, la Représentation permanente du Saint-Siège auprès du Conseil de l’Europe vient de publier une note dans laquelle elle expose à nouveau « la position de l’Eglise sur sa liberté et son autonomie face aux Etats », qui repose sur quatre principes : Distinction entre l’Eglise et la communauté politique; liberté à l’égard de l’Etat, liberté au sein de l’Eglise; respect de l’ordre public juste. (ZENIT)

A signaler également la grande préoccupation du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ): son directeur, Gregor PUPPINCK,  dit voir en ces jugements « une régression de la liberté de conscience et de religion en Europe ».

Il est convaincu que « la reconnaissance de l’existence de certaines questions d’ordre moral, à l’égard desquels la liberté de conscience des citoyens doit être respectée, ne peut être que bénéfique pour les États démocratiques, pluralistes et tolérantes et renforcer la cohésion de la société », et souhaite donc que ces affaires soient renvoyées devant la Grande Chambre. L’intégralité de son billet sur le site France-catholique.fr…

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