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Comment donner une dimension de fête au dimanche en famille ?

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Edifa - Publié le 03/10/20

Trop souvent, le dimanche rime avec ennui. C’est pourquoi il est bon de prendre les moyens concrets qui feront du Jour du Seigneur un vrai temps de repos, de fête et de sanctification.

Nous avons tous besoin de souffler. « L’alternance du travail et du repos, inscrite dans la nature humaine, est voulue par Dieu Lui-même », disait saint Jean-Paul II dans sa lettre apostolique Dies Domini, le 31 mai 1998. Les vacances, tout comme les jours de repos hebdomadaires, sont appréciés par tous : il n’est qu’à voir la bonne humeur qui règne à la sortie des bureaux en fin de semaine… Mais attention à ne pas confondre le « week-end » et le dimanche. Le repos dominical, en effet, est beaucoup plus qu’un simple moment de détente. D’ailleurs, s’il n’était que cela, il pourrait tout aussi bien trouver sa place un autre jour de la semaine : pourquoi le dimanche, après tout, et pas le lundi ou le mercredi ?

Se reposer le dimanche, c’est se remettre dans l’axe du Royaume

Pourquoi le dimanche ? Le dimanche est le jour de la Résurrection et que la Résurrection est ce qui donne sens à tout ce que nous vivons sur la Terre. Se reposer le dimanche, ce n’est pas seulement arrêter de travailler, c’est, plus profondément, se remettre dans le bon axe : celui du Royaume. Le dimanche redonne à notre vie sa dimension verticale, alors que le « week-end » n’offre qu’une perspective horizontale.

Le repos du dimanche est un acte de Foi et d’Espérance. Il ne nous est pas toujours facile de nous arrêter, de faire comme si nous n’avions pas des dossiers en retard ou une comptabilité à mettre à jour. Mais le dimanche nous est donné pour chercher d’abord le Royaume, avec la certitude que « tout le reste nous sera donné par surcroît ». Laisser notre travail de côté, c’est manifester concrètement notre confiance en Dieu. C’est reconnaître que tout nous vient de Lui, que notre travail est participation à son œuvre de Créateur, et qu’en dehors de Lui, nous ne pouvons rien faire. N’ayez pas peur, nous répète le Saint-Père. N’ayez pas peur de donner votre temps au Christ.

Le dimanche, jour de fête

Le dimanche devrait être, par excellence, le jour de la joie : joie de célébrer Jésus ressuscité vraiment présent au milieu de nous, joie de la Résurrection à laquelle nous sommes tous appelés, joie de savoir que toute notre vie terrestre est un chemin vers le Royaume et que, de dimanche en dimanche, l’Eglise avance vers le dernier jour du Seigneur, le dimanche éternel.

Pourtant, si le repos dominical a mauvaise presse, c’est parce que la plupart des dimanches sont empreints de morosité et d’ennui. Il est urgent que nous inventions des dimanches de fête, que nous trouvions le moyen de vivre en paroisse, en famille, entre amis, des dimanches marqués par la simplicité et la joie. Et que le dimanche ne soit plus jamais ce jour vide que redoutent tant de personnes isolées.


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Au cœur du dimanche, il y a l’Eucharistie. Participer à la messe tous les dimanches n’est pas un luxe réservé à ceux qui n’ont rien de mieux à faire, ni une option destinée aux personnes pieuses : c’est une nécessité vitale.

Dès les premiers siècles, les chrétiens ont ressenti le « besoin intérieur » de se réunir chaque dimanche pour célébrer l’Eucharistie, parfois même au péril de leur vie. « C’est seulement plus tard, devant la tiédeur ou la négligence de certains, que l’Eglise a dû expliciter le devoir de participer à la messe dominicale : elle l’a fait le plus souvent sous forme d’exhortation, mais elle a dû parfois recourir aussi à des dispositions canoniques précises » (saint Jean-Paul II, lettre apostolique Dies Domini, 31 mai 1998, § 47). Autrement dit, l’Eglise a dû énoncer clairement que la participation à la messe dominicale est une obligation grave, un acte essentiel dont dépend notre vie spirituelle. Si l’Eglise nous invite à sanctifier le dimanche, c’est parce que nous en avons besoin. Ne passons pas à côté de ce cadeau.

Christine Ponsard


KOMUNIA ŚWIĘTA

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Tags:
DimancheFamilleMesse
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