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Pape François : « Un homme de gouvernement ne doit instrumentaliser ni Dieu ni son peuple »

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Cette phrase de l’homélie du Saint-Père commentant, ce 3 février, l’attitude du roi David prend une résonance particulière en France au lendemain de la Manif Pour Tous.

3/02/2014

Il ne faut pas instrumentaliser Dieu et le peuple pour se défendre dans les moments de difficulté. Faut-il y voir un message indirect à l'égard du Président de la République Française qu'il a récemment accueilli au Vatican, au lendemain d'une nouvelle manifestation ayant rassemblé des centaines de milliers de Français pour la défense de la famille et de la vie ?

Les mots du Pape François, ce lundi 3 février, durant la messe célébrée en la chapelle de la Maison Sainte Marthe, peuvent prendre un tout autre sens, quand on les écoute depuis la France. On se rappelle que le Président français avait estimé récemment que le Pape pouvait être "utile". Par ailleurs, de plus en plus de journalistes et d'élus de l'opposition ont récemment souligné, en l'absence de résultats tangibles dans la lutte contre le chômage, le danger de rompre l'équilibre du pays en clivant l'opinion à des fins purement électorales via des textes volontairement clivant et touchant à l'essence même de la société.

Ne pas instrumentaliser Dieu et le peuple pour se défendre dans les moments de difficulté : telle fut donc la recommandation du Pape François ce lundi durant la messe célébrée en la chapelle de la Maison Sainte Marthe. Commentant l’attitude du roi David face à la trahison de son fils Absalom, le Pape a invité son auditoire à toujours choisir la voie de la confiance en Dieu.

Commentant l’attitude du roi David face à la trahison de son fils Absalom, le Pape a invité l'assistance à toujours choisir la voie de la confiance en Dieu. 

Le Pape François a centré son homélie sur la Première Lecture, tirée du Second Livre de Samuel, qui raconte cette « grande trahison » d'Absalom, fils du roi David, et ses conséquences. Le roi David, triste que "le peuple aussi" suive son fils contre le roi, se sent comme « si ce fils était mort ». Quelle est sa réaction ?  Pour le pape François, David, homme de gouvernement, prend la réalité comme elle est et sait que cette guerre sera très dure et que les morts seront très nombreux. « Il fait donc le choix de ne pas faire mourir son peuple », plutôt que de « lutter à Jésusalem contre les forces de son fils ».

Pour David, quoi qu'il lui en coûte, Jérusalem ne doit pas être détruite, car « David, et c’est sa première attitude, n’utilise ni Dieu ni son peuple pour se défendre, et cela prouve l’amour d’un roi pour son Dieu et son peuple. Un roi pécheur – nous connaissons l’histoire – mais un roi avec cet amour si grand : il était si attaché à son Dieu et à son peuple qu’il n’utilise ni Dieu ni son peuple pour se défendre. Dans les moments difficiles de la vie, il arrive que parfois, dans le désespoir, quelqu’un cherche à se défendre comme il peut et à utiliser Dieu et les gens. Lui non, sa première attitude est celle de n’utiliser ni Dieu ni son peuple ».

Après avoir commenté la fuite de David puis sa confiance dans le Seigneur, le pape François a conclu son commentaire en déclarant : « C’est beau d’entendre tout cela et de voir ces trois attitudes :  un homme qui aime Dieu, aime son peuple et ne l'instrumentalise pas ; un homme qui se sait pécheur et fait pénitence ; un homme qui est sûr de son Dieu et se confie à Lui . David est un saint et nous nous le vénérons comme un saint. Nous lui demandons qu’il nous enseigne ces attitudes dans les moments difficiles de la vie ».