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Lettre à un ami gêné par “Fiducia supplicans”

5 min de lecture
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Crédit : Antoine Mekary | ALETEIA

Interpellé par un ami qui s’interroge sur une possible bénédiction de couples en situation irrégulière, le théologien Jean-Miguel Garrigue lui répond : il ne s’agit pas de bénir un "lien" pseudo-conjugal, mais d’implorer Dieu pour la purification d’une relation appelée à grandir jusqu’à la charité divine.

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Cher ami, à propos du texte magistériel Fiducia supplicans, qui vous tourmente, vous m’écrivez : "Ce qui me gêne ici ce n’est pas bien entendu la bénédiction des personnes… c’est la bénédiction de l’entité couple." Et vous ajoutez : "Il me semble que le salut est personnel." À cela je réponds : il est certes personnel, mais pas purement individuel, car la personne humaine est un être de relation, sur le plan anthropologique comme sur celui infiniment profond de la Communion des saints. Pourquoi l’Église devrait-elle s’interdire de bénir, non pas l’union homosexuelle comme telle, mais la relation de deux personnes qui veulent faire ensemble, pour le pire (l’irrégularité de leur union) mais aussi pour le meilleur, leur chemin vers l’amour de charité, c’est-à-dire vers Dieu ?

Purifier une relation