Les bénédictions pouvant être accordées à des couples en situation irrégulière et en rupture avec la loi morale de l’Église, troublent de nombreux laïcs. Bénir l’infidèle, n’est-ce pas punir le fidèle ? Pour ne pas alimenter la division en abusant de sa notoriété, l’auteur de cette "Lettre au pape François", heurté par la déclaration "Fiducia supplicans", écrit sous pseudonyme.
Très Saint Père, cher pape François, je suis marié depuis dix-sept ans. Si dans quelques années, mon couple venait à se rompre, pire, si j’étais l’origine de cette rupture, du fait d’une infidélité par exemple ou du fait d’une impossibilité de cohabiter étant donné mon caractère, supposons encore que je retombe amoureux, j’espère que je n’aurais pas l’indécence de venir vous demander votre bénédiction. J’espère surtout que vous auriez alors le courage de me dire la vérité de mon engagement premier. Il m’en coûterait, probablement. Mais ce serait là cohérence avec le choix qui fût fait alors : "Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas." Ce que l’homme veut rafistoler, que le prêtre ne le bénisse pas, que l’Église ne s’en arrange pas.












