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Les joies et les peines de la 87e année du pape François

Pope Francis during his weekly general audience in St. Peter's square

Antoine Mekary | ALETEIA

Anna Kurian - publié le 16/12/23

Alors que le pape François célèbre ce dimanche 17 décembre 2023 ses 87 ans, rétrospective des joies et des peines vécues par le pontife argentin durant cette année écoulée. Aleteia en a répertorié douze.

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De l’enterrement de Benoît XVI début janvier à ses appels pressants pour la Terre sainte déchirée, le pape François a vécu cette année des épisodes de douleur. Mais aussi de joies : ses voyages notamment ont été l’occasion pour le pontife de retrouver une deuxième jeunesse. 

Les six joies


La cure de jouvence de Lisbonne

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S’il est un voyage qui fut une cure de jouvence pour le pontife, ce fut bien celui des Journées mondiales de la jeunesse de Lisbonne, du 2 au 6 août. « Je rentrerai rajeuni », a-t-il d’ailleurs assuré en échangeant avec les journalistes lors du vol aller. Durant ce déplacement, qui avait lieu deux mois après sa lourde opération à l’abdomen, le successeur de Pierre s’est senti libre d’improviser largement et de raccourcir ses textes préparés à l’avance. « Quand je parle, je cherche la communication », a-t-il confié par la suite. Et auprès des jeunes, a-t-il ajouté, il a préféré donner « l’essentiel du message » que les « longs discours ». Il a aussi passé de longs moments à faire des bains de foule en papamobile, à bénir des enfants, visiblement heureux.


Auprès du petit troupeau mongol 

Pope-Francis-blessing-a-toddler-before-departing-Ulaanbaatar

L’une des joies du pape argentin est de se rendre aux périphéries. Avec son voyage en Mongolie du 31 août au 4 septembre, à la rencontre de la minuscule communauté catholique – 1.400 croyants – le Pape a fait près de 7.000 kilomètres pour encourager cette Église embryonnaire, concentrée sur l’essentiel de la vie chrétienne. Ce premier voyage d’un pape en terre mongole lui tenait à cœur également en raison de la proximité du pays avec la Chine voisine. Depuis Oulan-Bator, il a pu envoyer un message à toute l’Asie, pour assurer de la volonté de l’Église de cheminer respectueusement à leur côté. 


Une rose d’or pour Marie

Pope Francis-Immaculate Conception

Dans un geste de dévotion très personnelle, le Pape a offert à sa Vierge romaine préférée une rose d’or. Le 8 décembre, il s’est ainsi rendu à la basilique Sainte-Marie-Majeure, au pied de l’icône de la Vierge Salut du peuple romain – Salus populi romani –, qui lui est chère, pour rendre cet hommage. Une initiative qui a été vue comme l’accomplissement d’un vœu à la veille de ses 87 ans. D’autant que l’on apprenait quelques jours plus tard que le pontife argentin avait fait préparer sa future tombe dans cette basilique, et non à Saint-Pierre.


L’affection débordante des Marseillais

Pope Francis waves as he arrives to celebrate mass at the Velodrome stadium in the southern port city of Marseille

Le Pape avait martelé que son voyage à Marseille les 22 et 23 septembre n’était pas une visite en France, mais un déplacement pour les migrants de la Méditerranée. Pourtant, durant ses deux jours dans l’Hexagone, la Fille aînée de l’Église a bel et bien fini par le conquérir, si l’on en croit la joyeuse exclamation “Bonjour Marseille ! Bonjour la France !” que le pontife argentin a lancé dans le stade Vélodrome, au début de la messe qu’il y a présidée. François s’est montré heureux et touché de l’accueil chaleureux des Marseillais qui l’attendaient dans le  célèbre stade “comme à la maison”. 


Les hommages à Thérèse de Lisieux

Pope Francis stands by the relics of Saint Therese of Lisieux displayed during the weekly general audience on June 7- 2023
Le pape François devant les reliques de sainte Thérèse de Lisieux, 7 juin 2023.

Durant cette année, le 266e pape s’est offert des moments privilégiés de dévotion envers celle qu’il a souvent désignée comme sa sainte préférée : sainte Thérèse de Lisieux. À l’occasion du 150e anniversaire de la naissance de la carmélite française (2 janvier 1873), et du 100e anniversaire de sa béatification (29 avril 1923), il a accueilli ses reliques le 7 juin, à l’audience générale place Saint-Pierre, mais aussi en privé chez lui, dans sa résidence Sainte-Marthe. François a aussi signé une exhortation apostolique entièrement dédiée à la docteur de l’Église. Il en profité pour décliner son leitmotiv, invitant les catholiques à dépasser « une logique légaliste et moralisante », car « à la fin, seul l’amour compte ».


La fraîcheur du cirque

POPE-FRANCIS-AUDIENCE-PAULVIHALL-NOVEMBER-29
Des gens du cirque ont pu réaliser leur numéro devant le pape François, lors de l’audience générale du 29 novembre 2023.

Le pontife était affaibli, atteint par une bronchite aiguë qui l’avait contraint à annuler son voyage à Dubaï et à renoncer à lire lui-même ses discours. Pourtant, de façon inattendue lors de l’audience générale du 29 novembre, François a retrouvé l’étincelle grâce à des numéros… de cirque. En fin d’audience, une troupe a fait son entrée dans la salle Paul VI, animant l’estrade de jongleries et de prouesses artistiques. Le Pape est apparu tout sourire devant cette performance. « Le cirque exprime une dimension de l’âme humaine ; celle de la joie gratuite, la joie simple, faite avec la mystique du jeu », a-t-il trouvé la force de commenter malgré sa fatigue manifeste.

Les six peines


L’adieu à Benoît XVI

Funeral-mass-of-Pope-Emeritus-Benedict-XVI-Foto-Messa-Esequiale

L’année de François a commencé par un deuil avec les funérailles de son prédécesseur le 5 janvier. Bien que la célébration, dans un froid glacial place Saint-Pierre, ait été marquée par une grande sobriété, le geste final de sa main posée sur le cercueil de Benoît XVI, et sa tête baissée, dans un profond recueillement, est resté dans les mémoires. Et pour cause : l’on sait, comme il l’a souvent confié, que le pontife argentin appréciait la présence discrète de Joseph Ratzinger qui vivait retiré dans les Jardins du Vatican. Il s’entretenait avec lui, lui demandait parfois conseil, le voyant comme un grand-père auprès duquel il pouvait puiser la sagesse. Son départ a laissé le 266e pape un peu plus seul sur le trône de Pierre. 


L’horreur du conflit de l’Est de RDC

Papa Francisco en Congo

« Face à la violence inhumaine que vous avez vue de vos yeux et éprouvée dans votre chair, on reste sous le choc ». C’est par ces mots que le Pape a réagi après avoir entendu les horreurs subies dans leur chair par les victimes des violences à l’Est de République démocratique du Congo, qu’il a rencontrées en février. « Il n’y a pas de mots ; il faut seulement pleurer, en restant en silence », a-t-il confié, visiblement marqué par ce qu’il venait d’entendre et de voir. Il a dénoncé les mécanismes ethniques et économiques qui ont plongé cette région du pays dans l’abîme. 


Deux hospitalisations

Durant cette année, le pontife a été soumis à deux hospitalisations à l’hôpital Gemelli de Rome. La première fois, en mars, pour une affection pulmonaire dont il a été sauvé de justesse, comme il l’expliquera lui-même par la suite. Durant ses 10 jours à la polyclinique, il doit même renoncer à prier l’angélus avec les fidèles, pour la première fois de son pontificat. En juin, le Pape doit à nouveau retrouver sa chambre d’hôpital pour une opération à l’abdomen, et accepter de subir à nouveau une anesthésie générale, après celle de 2021. Une épreuve certaine, puisqu’il avait exprimé à plusieurs reprises sa réticence pour ces lourdes interventions chirurgicales. 


La commémoration au cimetière militaire

Pope Francis at the Rome War Cemetery for a mass to celebrate All Souls Day

Le 2 novembre, devant les 426 sépultures de soldats issus du Commonwealth du Rome War Cemetery, dans le quartier de Testaccio, le Pape s’est attristé des « vies brisées » et « sans avenir » de ces hommes dont la majorité avait « entre 20 et 30 ans ». C’est là qu’il avait choisi de célébrer la messe des défunts, le 2 novembre, sous un ciel maussade. En ce lieu, le Pape a confié avoir pensé « aux parents, aux mères » qui ont perdu leur fils sur le champ de bataille, s’attristant devant « tant de larmes ». « Les guerres sont toujours une défaite, il n’y a pas de victoire totale. […] L’un peut gagner […] mais derrière il y a la défaite du prix qui a été payé », a-t-il averti. 


Un voyage annulé en dernière minute

Tout était prêt pour Dubaï, où le pape François tenait à se rendre coûte que coûte pour plaider la cause de la planète à la Conférence des Nations unies sur le climat (COP28) du 1er au 3 décembre. Mais c’était sans compter sur la bronchite aiguë qui a forcé l’Argentin à rester au Vatican. Ce déplacement tant attendu, y compris sur la scène internationale, n’a pu avoir lieu, au grand regret du pontife. S’il a fait parvenir divers messages, et a mandaté sur place son bras droit, le cardinal secrétaire d’État Pietro Parolin, la voix du chef de l’Église catholique est cependant restée plus faible en raison de cette annulation. 


Les déchirures de la Terre sainte

Après l’attaque meurtrière du Hamas en Israël le 7 octobre, le pape François n’a cessé d’exprimer sa douleur, et d’appeler à la libération des otages, comme à l’arrêt de l’offensive israélienne dans la bande de Gaza. Des appels qui sont restés peu audibles, tandis que l’évêque de Rome a même été critiqué pour sa neutralité. Sa tentative de recevoir des familles des otages israéliens retenus à Gaza, puis, séparément, des proches de Palestiniens souffrant du conflit à Gaza, loin d’avoir été une réussite, a même créé confusion et colère des uns et des autres.

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Pape François
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