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L’Avent avec Aleteia #jour 11 : poser un regard émerveillé sur le monde

MOTHER, SMILE, NEWBORN
David Jancik | Shutterstock
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Chaque jour de l’Avent, Aleteia vous propose de devenir disciple du Christ en renouvelant votre cœur en un cœur plus aimant. Aleteia vous invite aujourd’hui à renouveler votre regard sur les choses et les êtres qui vous entourent.

L’émerveillement, inné quand on est enfant, méprisé à l’adolescence (l’âge du « bof ») puis oublié à l’âge adulte, ça se travaille. Il ne s’agit pas de se forcer à adopter un air béat devant chaque événement de la vie mais de se mettre dans une attitude ouverte vers l’extérieur, attentive, prête à reconnaître que ce qui est beau… est beau. Ce n’est pas encore l’heure des questions, ni des remerciements, c’est simplement une manière d’ouvrir les yeux sur la beauté du monde qui nous entoure. Quand un petit enfant s’extasie devant un coucher de soleil ou un arc-en-ciel, il ne se demande pas tout de suite « mais comment ça se fait ? » ou « qui est à l’origine de cela ? », non, il vit l’instant présent en admirant ce qui lui est donné de voir, point.

Sur les choses

Une attitude à laquelle vous pouvez vous entraîner sur le trajet que vous effectuez chaque matin pour aller au travail par exemple, à l’instar de Pascal Ide lorsqu’il fut envoyé en mission à Rome à la Congrégation pour l’éducation catholique : « En quelques 8.000 trajets accomplis pendant treize ans, mon émerveillement ne s’est jamais émoussé. J’avais même adopté un rituel. Au lieu de mécaniquement balayer le paysage du regard, je baissais les yeux avant de déboucher sur la via della Conciliazione, puis je les levais doucement et détaillais la vue, comme si la basilique séculaire et son dôme légendaire s’offraient à moi pour la première fois. », raconte-t-il dans son livre Puissance de la gratitude.

D’accord, tout le monde n’a pas la chance de travailler à Rome. Le métro, les bouchons et la bruine hivernale offrent sans doute moins d’occasions de s’émerveiller que la basilique Saint-Pierre sous la lumière du matin. Ceci étant, a-t-on bien regardé ? L’exploit technique que représente le métro n’est-il pas une raison de se réjouir ? Les bouchons une occasion parfaite pour réciter un chapelet ? La bruine la promesse d’une terre fertile ? Même au « beau » milieu de la banalité, il y a sans doute mille raisons de s’émerveiller.

Sur les personnes

Une manière de regarder valable aussi à l’égard des êtres chers qui nous entourent. Les traits poupins du visage d’un enfant, sa manière d’être, de s’exprimer, les qualités de son conjoint… Ils nous offrent tous les jours le même spectacle mais prenons le temps de le contempler. « Il y a quelque chose de pire que d’avoir une âme perverse. C’est d’avoir une âme habituée » disait Charles Péguy. Même au cœur de la souffrance, certains sont capables de voir des lieux d’émerveillement. C’est ce dont a témoigné Vanessa Cordier, la mère de Marie-Lys, enfant soleil : « Dans l’épreuve, tout n’est jamais noir à 100%. Une des grâces reçues a été de percevoir des petits détails, des choses positives, au cœur de l’épreuve : les moindres progrès de Marie-Lys, le sourire d’une infirmière, une amie qui va passer… », confiait-elle à Aleteia.

Atteindre cette capacité à s’émerveiller nous rendra encore plus présent à la joie de Noël. Car finalement, pourquoi se réjouir dans la nuit du 24 au 25 décembre ? Noël revient chaque année, on pourrait être blasé à la longue. Mais si on ouvre vraiment les yeux et que l’on réalise ce cadeau incroyable que Dieu fait aux hommes en leur envoyant son Fils, alors oui il y a de quoi avoir les yeux qui brillent.