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Le principe de subsidiarité, condition du bien commun

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Sunkids - Shutterstock
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LE BIEN COMMUN (3/7). L’épanouissement intégral des personnes et des groupes dépend très largement de l’application des principes de subsidiarité et de solidarité.

Pour parvenir au bien commun, un certain nombre de conditions sociales sont requises, en rapport avec les principes de la doctrine sociale de l’Église : on doit favoriser la liberté responsable par l’éducation, le principe de subsidiarité, l’exercice de la solidarité assurant un revenu décent à chacun, et avoir le souci des générations futures. Enfin, le bien commun a aussi une dimension spirituelle fondamentale, comme le soulignait saint Thomas d’Aquin.

L’éducation à la liberté responsable

Parmi ces conditions, l’éducation est prioritaire, qui joue un grand rôle dans l’épanouissement des personnes et leur apprentissage d’une liberté responsable. C’est là que l’on voit que la notion de « bien commun » est aussi liée à la notion de « subsidiarité ». En matière d’éducation, il est clair que les familles sont les premières responsables de l’éducation qui permettra le plein épanouissement de leurs enfants. Mais cela nécessite des conditions qui peuvent aller au-delà de la famille elle-même. Par exemple, le libre choix de l’école des enfants par les parents peut nécessiter des conditions financières qui, selon le principe de subsidiarité, remontent, par exemple, à des associations, à une collectivité locale ou même à l’État. On peut ainsi assurer ces conditions financières par des systèmes d’association, par des fondations, par des bourses privées ou publiques, par des chèques ou bons scolaires, etc.

Cette liberté responsable, condition du bien commun, concerne aussi le secteur économique, où elle a toute sa place, comme l’ont montré toutes les encycliques sociales. La subsidiarité doit en effet s’appliquer dans la vie économique comme dans les autres domaines pour favoriser le bien commun.

Un revenu décent

Autre condition du bien commun, précisément liée à cette vie économique : recevoir un revenu décent, que chacun doit recevoir en premier lieu par son salaire ou par son activité d’entrepreneur, etc., favorisée par le « droit à l’initiative économique », selon l’expression de Jean Paul II. Ce droit est lui-même une condition du bien commun. Mais on voit bien, là aussi, que l’élément individuel peut ne pas suffire, par exemple en raison du chômage, de la vieillesse, de la maladie, d’un handicap, etc.,  et que, à nouveau selon le principe de subsidiarité, le bien commun peut nécessiter une intervention d’un niveau supérieur pour assurer la solidarité qui va permettre à chacun d’avoir un revenu décent favorisant son plein épanouissement : solidarité privée (associative, caritative, de proximité), assurances sociales, solidarité publique via la redistribution…

Le souci des générations futures

Le pape François le redit dans Laudato Si’ au paragraphe 159 : le souci des générations futures suppose d’agir pour la préservation de la planète entière, pour la préservation des ressources non renouvelables aussi. On peut penser également au souci des conditions d’existence : le bien commun conduit alors, par exemple, à ne pas transmettre aux générations suivantes une dette publique excessive dont le remboursement pénaliserait leurs conditions d’existence. La prise en compte du bien commun nécessite enfin un souci de l’existence même des générations à venir, de leur venue à la vie, et donc nécessite le respect de la vie humaine dès sa conception.

Une dimension spirituelle

Enfin, si l’autorité politique ne peut pas se substituer aux personnes et aux groupes (y compris évidemment aux groupes religieux) pour permettre le développement spirituel de chacun et pour lui permettre de rejoindre le but ultime du bien commun (ou sa dimension la plus élevée), qui est Dieu lui-même, l’État doit veiller aux conditions de cet épanouissement spirituel, à la fois pour chacun et pour la société tout entière, en veillant à la liberté religieuse.

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