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Carlo Acutis, le geek qui risque d’influencer (en bien) les ados

Carlo Acutis
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Fils unique et geek dans l’âme, Carlo Acutis, ado privilégié semblant collectionner tous les codes de la jeunesse actuelle, est déjà vénérable alors qu’il est décédé en 2006. Avec lui, la sainteté entre dans le troisième millénaire.

Il est probablement le premier jeune du XXIe siècle cité dans une exhortation apostolique, Christus Vivitla dernière en date du pape François. Après saint Dominique Savio ou encore Pier Giorgio Frassati, Carlo Acutis « incarne sans aucun doute le nouveau modèle de la jeunesse catholique », estime le père Will Conquer, 28 ans, auteur d’une biographie à paraître prochainement sur le jeune garçon. Né seulement en 1991, il n’a pas connu le communisme ni le nazisme, mais bien la quiétude d’une Europe en paix. Comme n’importe quel enfant de son âge, il a pu être bercé par les premiers pas d’Internet, la playstation et les Pokémon, son dessin animé préféré. D’ailleurs, il a très longtemps gardé précieusement une figurine de Pikachu dans un coin de sa chambre… Bref, « Carlo ressemble à tous les jeunes d’aujourd’hui », considère le père Will, fasciné par cette figure spirituelle 3.0. « Il nous montre qu’on peut être saint dans ce monde globalisé qu’est le nôtre, sans pour autant être Mère Teresa ou Jean Paul II ».

C’est dit, plus besoin de sauter dans un avion pour Calcutta pour viser le ciel. Car la vie de cet adolescent italien ressemble davantage à celle de la jeunesse dorée de Versailles qu’au quotidien des premiers chrétiens. Enfant unique, il voit le jour à Londres dans une famille aisée, avant de déménager dans un quartier chic de Milan. C’est un enfant choyé par ses parents, grands-parents et par une ribambelle de baby-sitters. Pourtant, au cœur de cette existence sans heurts, le petit garçon cultive une vie intérieure intense, insoupçonnée au départ par ses parents. « Carlo était un enfant d’aujourd’hui », témoigne sa maman Antonia. « Mais il avait cette spécificité : il mettait Jésus au centre de sa vie ». Cette maturité spirituelle hors-norme a littéralement bouleversé sa famille, pourtant chrétienne de tradition.

Un geek épris de Dieu

Il aurait pu se contenter de cette vie privilégiée mais Carlo ressent très vite le besoin de placer son bonheur en Dieu seul. Alors qu’il n’a que cinq, Carlo Acutis est surpris par sa baby-sitter serbe en train de joindre les mains pour se consacrer à la vierge Marie. Elle était « la seule femme de sa vie », témoigne-t-elle dans un livre biographique signé de Nicola Gori, le postulateur de sa cause en canonisation. Deux ans plus tard, il demande la première communion. Dès cet instant, il prend la ferme décision de se rendre à la messe tous les jours. « L’Eucharistie est mon autoroute pour le Ciel », aimait-il à dire en s’étonnant qu’on puisse passer davantage de temps les yeux rivés sur un groupe de rock qu’en prière devant le Saint-Sacrement. Cette fidélité acharnée à la messe, l’adoration eucharistique, pilier de sa courte vie, et la récitation quotidienne du chapelet, qu’il égrène inlassablement, deviendront sa seule raison de vivre, loin devant l’informatique.

Mais loin de rester terré dans sa chambre, Carlo est avant tout un ado impétueux qui fourmille de passions. Voile, football, dessin, voyages… On ne compte plus ses activités ! Bien que doué dans de nombreux domaines, c’est aux commandes d’un ordinateur qu’il excelle. « Carlo était un garçon qui avait de telles capacités pour la programmation informatique que cela me laissait perplexe », s’émerveille encore un informaticien, proche du garçon. Mais loin de passer son temps sur des jeux vidéo, il  s’applique très tôt à employer ce talent au service du Christ et de l’Église, multipliant les lignes de codes pour aider sa paroisse, son collège ou son groupe de prière. En 2002, alors aide-catéchiste, il reste saisi par un enseignement sur l’Eucharistie. Lui vient alors l’idée d’organiser une exposition numérique sur les miracles eucharistiques dans le monde. Un travail colossal de recherche qui le fait voyager à travers toute l’Europe.

Loin de l’isoler, cet attachement au Christ attire irrésistiblement ses camarades. Avec son sourire d’ange et son caractère extraverti, Carlo est, comme beaucoup d’ados de son âge, toujours entouré d’amis. Si cette aptitude sociale lui facilite la vie, il s’emploie coûte que coûte à rester lui-même, persuadé que « si tous naissent comme des originaux, beaucoup meurent comme des photocopies ». Les idées toutes faites comme les modes, Carlo les balaie d’un revers de la main, préférant courageusement défendre ce qui lui tient à cœur. L’un de ses camarades se souvient ainsi d’une discussion musclée sur l’avortement en classe : « À cette occasion, Carlo s’est montré cohérent avec ses principes, (…) défendant le droit à la vie et sa valeur inestimable ».

Missionnaire au-delà de son milieu social

Entier sur ses positions, le garçon n’en est pas moins attentif aux plus faibles de la classe comme aux exclus de ce monde. « Il était attentif à ne jamais diminuer ses interlocuteurs, indépendamment de leur classe sociale ou religieuse », raconte encore l’un des gardiens d’immeuble l’ayant côtoyé. Cherchant à dépasser les frontières de son milieu social, l’adolescent converse avec les pauvres, leur apporte sacs de couchage et repas… Sa passion du Ciel l’emmène même à s’entretenir avec des fidèles d’autres religions. « Contaminé et foudroyé » par la foi profonde de l’adolescent, Rajesh, un hindouiste employé par ses parents, finira ni plus ni moins par se convertir.

Mais en octobre 2006, le garçon tombe brusquement malade. Le verdict tombe : il s’agit d’une leucémie foudroyante ne pouvant être soignée. Afin d’ « aller tout droit au Paradis », il offre toutes ses souffrances au Pape et pour l’Église. Le 12 octobre, il s’éteint à l’âge de 15 ans. À son enterrement, ses parents restent sans voix devant la foule d’inconnus, dont beaucoup de pauvres, se pressant sur le parvis de l’Église pour lui rendre hommage. Aujourd’hui, les vertus du jeune homme, conjuguées à son étonnante modernité, n’en finissent pas d’étonner. Jusque sur Facebook où fleurissent les pages et les groupes à l’effigie de cet influenceur de Dieu.

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