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Incendie de Notre-Dame : ce qui a été épargné, les œuvres qui sont perdues

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Tandis que la capitale se réveille douloureusement après le gigantesque incendie qui a ravagé la flèche et la charpente de Notre-Dame de Paris dans la soirée du 15 avril, l’heure est à l’état des lieux. Si les précieuses reliques ont pu être sauvées des flammes, l’inquiétude demeure quant au sort des œuvres d’art qu’abritait la cathédrale.

« Une scène de bombardements », décrivait Philippe Marsset, vicaire général de l’archidiocèse de Paris, un des premiers à être entrés dans la cathédrale après l’incendie. La totalité de la charpente en chêne, surnommée « la forêt » en raison du grand nombre de poutres qui la constituait, datant du XIXe siècle d’un côté et du XIIIe de l’autre, est partie en fumée en quelques heures. La voûte de l’édifice est percée à trois endroits par des trous béants, au-dessus du chœur et de la nef, laissant voir le ciel.

AFP

Cependant, parmi le chaos, la croix suspendue au-dessus de l’autel demeure intacte, « douloureuse et lumineuse à la fois », selon les mots de l’abbé Grosjean, prêtre du diocèse de Versailles.

Les reliques

La tunique de Saint-Louis, ainsi que la Couronne d’épines ont pu être sauvées, avait indiqué dès lundi soir Mgr Patrick Chauvet, recteur de la cathédrale. Deux autres reliques conservées à Notre-Dame, un morceau de la Croix et un clou de la Passion, ont également échappé aux flammes grâce au travail des pompiers. « L’ensemble des œuvres d’art qui étaient dans la partie « Trésor » ont été sauvées », a indiqué tôt mardi matin le lieutenant-colonel Gabriel Plus, porte-parole des pompiers de Paris, après avoir lutté plus de dix heures contre le feu.

On le croyait fondu, emportant avec lui ses trésors, mais le coq reliquaire qui surmontait la flèche de la cathédrale a été retrouvé mardi intact. Cabossé, mais intact, selon Mgr Patrick Chauvet. Les trois reliques qu’il a miraculeusement conservées sont une parcelle de la Sainte Couronne d’épines, une relique de Saint-Denis et une autre de Sainte-Geneviève.

Les statues

Les deux statues de la Vierge, celle dite « du Seuil » et la Piéta, au fond du chœur, sont intactes. L’ensemble du maître-autel, représentant La Descente de Croix et La Mise au tombeau, ainsi que Louis XIII et Louis XIV agenouillés, semble lui aussi épargné.

AFP

Quant à la Vierge auprès de laquelle s’est converti Paul Claudel, elle a été bien arrosée par les jets d’eau mais est toujours debout sur son piédestal.

Les seize statues de cuivre qui ornaient la flèche de Notre-Dame de Paris, représentant les douze apôtres et les quatre évangélistes, ont par chance échappé aux flammes. Elles avaient été retirées jeudi dernier pour être restaurées.

Les tableaux

Aucun recensement officiel n’a encore été révélé. Si lundi soir, le commandant de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris, le général Jean-Claude Gallet, assurait que « les œuvres les plus précieuses ont été mises à l’abri » à l’Hotel de Ville, Mgr Patrick Chauvet a déploré le fait qu’« enlever les grands tableaux, c’est impossible. » Ainsi, treize grands tableaux appelés Les Mays des Orfèvres, offerts en hommage à la Vierge Marie par la confrérie des Orfèvres de 1630 à 1707 n’ont pas pu être décrochés. Le ministre de la Culture, Franck Riester, déclarait mardi matin : « Les grands tableaux, a priori, ont des dégâts liés à l’eau ». Et Maxime Cumunel, secrétaire général de l’Observatoire du patrimoine religieux, de préciser : «Il y en quatre très grands, notamment un Laurent de La Hyre, qui a priori sont détruits». Les peintures seront vraisemblablement retirées à partir de vendredi et transportées dans les réserves du Louvre où elles seront déshumidifiées et restaurées, d’après le ministre de la Culture. Figurent néanmoins parmi les œuvres sauvées : La Vierge de Piété peinte par Lubin Baugin, une « Vierge à l’enfant » et « la Vierge noire de Czestochowa », inaugurée dans la chapelle Saint-Germain en décembre 2018.

Les orgues

Notre-Dame de Paris abrite trois orgues, dont un orgue remarquable, construit à partir du XVe siècle puis amélioré par le célèbre facteur Aristide Cavaillé-Coll. Il est composé de près de 8.000 tuyaux. Ces derniers, fabriqués dans un alliage d’étain et de plomb, supportent très mal la chaleur mais ils ont, miraculeusement encore, résisté à l’incendie. « C’est un vrai miracle que l’eau n’a pas pénétré à l’intérieur », s’est exclamé Olivier Latry, cotitulaire du grand orgue. En effet, l’ensemble de la structure, le buffet, la tuyauterie, les consoles, ont été très peu touchées. Placé sous la rosace nord qui a été abondamment arrosée pour protéger ses joints de plombs, l’instrument aurait été préservé par les grandes passerelles de pierre qui se trouvent au dessus. On ignore à ce stade si la suie et la poussière ont pénétré dans les tuyaux et dans les soufflets.

Quant à l’orgue de chœur, datant du début du XIXe siècle, si sa structure est également intacte, il a en revanche énormément souffert des grandes quantités d’eau qui ont été déversées pour éteindre l’incendie.

Vitraux et roses

Alors que l’inquiétude planait sur la possible fonte du plomb qui maintient les trois grandes roses de Notre-Dame représentant les fleurs du paradis, il semble que seul des vitraux datant du XIXe aient été touchés. « Ce sont des vitraux du XIXe siècle, beaucoup moins importants qui ont pu être touchés, mais pas les joyaux du XIIIe siècle, c’est un peu un miracle, on est très soulagé », a annoncé le porte-parole de la cathédrale, André Finot. Mgr Patrick Chauvet a légèrement nuancé ces propos en expliquant qu’une rose devrait sans doute être démontée afin d’éviter qu’elle ne tombe, après avoir bougé durant la catastrophe.

 

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