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Ces saints qui se regardaient dans le miroir de la croix

CRUCIFIXION WITH SAINTS

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François d’Assise, Antoine de Padoue, Thérèse de Lisieux, Faustine Kowalska ou Padre Pio… Pour plusieurs saints, la vue du Christ en croix a changé radicalement le cours de leur vie.

« Ceux qui veulent connaître Jésus doivent regarder à l’intérieur de la croix », car c’est là que « se révèle sa gloire », là que l’homme, dans les plaies du Christ, trouve « la guérison », a dit le pape François lors d’un angélus dominical ce mois-ci. Des paroles qu’il a accompagnées d’une invitation aux catholiques à aller chercher « les plaies de Jésus », à « les contempler » pour apprendre « la grande sagesse de la croix », en cette période pascale.

La vue du Christ en croix a inspiré tant de saints qui sont un modèle pour les croyants aujourd’hui. Certains ont porté ses plaies, d’autres ont reçu un message déterminant pour l’Eglise. D’autres encore ont reçu des messages enrichissants pour tout chrétien. Voici quelques uns d’entre eux, chez qui se regarder dans le miroir de la croix équivalait à se laisser également regarder par le Christ, pour avoir « une relation vitale » qui les aide à avancer et vivre en s’assimilant à lui le mieux possible :

Saint François d’Assise (1181 – 1226)

© Wikipedia
Giotto, Saint-François d'Assise

Par trois fois alors que le poverello d’Assise est dans une période de discernement vocationnel, un crucifix vient bouleverser sa vie. « Va, François, et restaure mon Église en ruines », lui dit le Christ en croix qu’il vient de trouver dans les gravats de la petite église de Saint-Damien, totalement délabrée. Que de fois, de jour comme de nuit, François va regarder ce crucifix, le méditer, le prier. Il ne voit plus un cadavre, mais Dieu plus fort que la mort. François, en étant appelé à réparer concrètement la petite église de Saint-Damien, reçoit un appel plus profond à renouveler l’Église du Christ. Et pour bien éclairer son coeur, il lui demande dans ses prières :

« Dieu très haut et glorieux,
viens éclairer les ténèbres de mon coeur;
donne-moi une foi droite,
une espérance solide
 et une parfaite charité;
donne-moi de sentir et de connaître,
afin que je puisse l’accomplir,
ta volonté sainte 
qui ne saurait m’égarer.
 Amen. »

Antoine de Padoue (1195 – 1231)

La vue du Crucifié inspire un autre franciscain de sa génération, saint Antoine de Padoue. Elle lui inspire une immense gratitude envers Dieu, mais aussi de l’estime pour la dignité de la personne humaine. À travers la croix, un croyant comme un incroyant, disait-il, peut trouver un « sens enrichissant à sa vie » :

« Le Christ, qui est ta vie, est accroché devant toi, pour que tu regardes dans la croix comme dans un miroir. Là tu pourras voir combien tes blessures furent mortelles, aucune médecine n’aurait pu les guérir, si ce n’est celle du sang du Fils de Dieu. Si tu regardes bien, tu pourras te rendre compte à quel point sont grandes ta dignité humaine et ta valeur… En aucun autre lieu l’homme ne peut mieux se rendre compte de ce qu’il vaut, qu’en se regardant dans le miroir de la croix. » (Sermones Dominicales et Festivi III).

Thérèse de Lisieux (1873 – 1897)

© Office Central de Lisieux

C’est en contemplant une simple image représentant Jésus Crucifié et Marie-Madeleine embrassant ses pieds, que sainte Thérèse de Lisieux est devenue missionnaire (1887). Elle s’identifie à la soif de Jésus en devenant elle-même assoiffée. Jésus en croix lui fait faire un bond dans la maturité humaine et spirituelle :

« Un Dimanche en regardant une photographie de Notre Seigneur en Croix, je fus frappée par le sang qui tombait d’une de ses mains Divines, j’éprouvai une grande peine en pensant que ce sang tombait à terre sans que personne ne s’empresse de le recueillir, et je résolus de me tenir en esprit au pied de [la] Croix pour recevoir la Divine rosée qui en découlait, comprenant qu’il me faudrait ensuite la répandre sur les âmes… Le cri de Jésus sur la Croix retentissait aussi continuellement dans mon cœur : « J’ai soif ! » Ces paroles allumaient en moi une ardeur inconnue et très vive… Je voulais donner à boire à mon Bien-Aimé et je me sentais moi-même dévorée de la soif des âmes… » (Manuscrit A d’Histoire d’une âme).

Sainte Faustine (1905 – 1938)

La vie de Sainte Faustine Kowalska est marquée par plusieurs apparitions du Christ étendu sur la croix. La plupart ont apporté à l’Eglise de nouvelles pratiques, notamment « l’Heure de la miséricorde », à l’heure de la mort du Christ ; et la fête de la Miséricorde célébrée le premier dimanche après Pâques, avec une neuvaine à pratiquer pendant les neuf jours précédant la fête. Sainte Faustine voit dans la Passion du Seigneur « tout un océan de Miséricorde » (Petit Journal 748). Et comme lui confie un jour le Christ « Il y a peu d’âmes qui méditent ma Passion avec une véritable compassion. J’accorde les plus grandes grâces aux âmes qui méditent pieusement ma Passion » (Petit Journal 737), elle s’est unie à son agonie et pour faire profiter à tous des bienfaits de celle-ci, a transmis le message qu’il lui a livré :

« Essaie à cette heure-là de faire le chemin de croix autant que tes occupations te le permettent ; mais si tu ne peux pas faire le chemin de croix, entre au moins un moment à la chapelle et célèbre mon Cœur qui est plein de miséricorde dans le Très Saint Sacrement ; et si tu ne peux entrer à la chapelle, plonge-toi dans la prière là où tu te trouves, ne serait-ce que pour un tout petit moment » (P. J. 1572).

Padre Pio (1887 – 1968)

Dans la crucifixion de Jésus, le saint frère capucin voit sa route toute tracée. Il n’y a pas meilleur chemin pour vivre résolument les vertus chrétiennes. Grâce à Padre Pio, à travers les souffrances, que lui provoquent les stigmates, le croyant peut voir « réapparaitre » Jésus crucifié indiquant l’unique voie du salut : la croix glorieuse. Parfaitement fidèle à l’idéal du Petit Pauvre d’Assise, le frère capucin « commence, mystérieusement, là où son père fondateur a terminé », disent ses fils spirituels. Ses plaies douloureuses apparaissent après la vision d’un « mystérieux personnage, aux pieds et aux mains ruisselant de sang ainsi que son côté ». Son union avec Jésus crucifié est scellée :

« Oui, j’aime la Croix, la Croix seule. Je l’aime parce que je la vois sans cesse sur les épaules de Jésus Christ. » (Lettre au Père Agostino, 1913)

La croix est le moteur de sa vie, témoignage d’espérance pour tous :

« Je sais par mon expérience personnelle que le véritable remède pour ne pas chuter, c’est de prendre appui sur la croix de Jésus, en mettant toute sa confiance en lui seul, car c’est pour notre salut qu’il a voulu y être suspendu. »

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