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Sainte Thérèse de Lisieux : « l’atome » de Jésus

Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), dite sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus.
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Le 17 mai 1925, la basilique de Saint-Pierre de Rome est bondée de monde. Un événement d'une très grande ampleur se prépare, Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face allait recevoir la grâce qu'elle avait tant désiré : devenir sainte ! Ses écrits, empreints d'une profonde spiritualité, laissent transparaître une religieuse à l’âme amoureuse. Une poésie souvent méconnue en dépit de la poésie qu’elle suscite.

La sainte poète !

L’Histoire d’une Âme est le chef-d’œuvre de sainte Thérèse de Lisieux. Mais ses poésies, majoritairement méconnues, sont d’autres trésors qui révèlent l’extraordinaire amour que Thérèse porta dans son cœur pour Jésus. Bien qu’elles soient considérées comme des « exercices enfantins », tant le style d’écriture reste parfois candide, ses poésies demeurent le miroir de toute sa vie, de son âme, de sa vocation…

Elle y témoigne humblement de ses désirs, de sa confiance aveugle, de son abandon total… mais surtout de son Amour pour Dieu : un thème inépuisable et cher à son cœur. Car c’est grâce à l’Amour divin qu’elle puise toute son inspiration, cherchant à faire dialoguer, par le mouvement de ses vers et de ses rimes, le Ciel et la Terre. Son œuvre poétique est un véritable cœur à cœur avec le Seigneur. « Exilée » sur la terre, elle trouve dans l’écriture le moyen de contempler Jésus afin de lui redire combien elle l’aime. 

Mon chant d’aujourd’hui (juin 1894)

Ma vie n’est qu’un instant, une heure passagère
Ma vie n’est qu’un seul jour qui m’échappe et qui fuit
Tu le sais, ô mon Dieu ! Pour t’aimer sur la terre
Je n’ai rien qu’aujourd’hui !…
[…]
Près de ton Cœur divin, j’oublie tout ce qui se passe
Je ne redoute plus les craintes de la nuit
Ah ! Donne-moi, Jésus, dans ce Cœur une place
Rien que pour aujourd’hui.

Vivre d’amour (février 1895)

Au soir d’Amour, parlant sans parabole
Jésus disait : « Si quelqu’un veut m’aimer
Toute sa vie, qu’il garde ma parole
Mon père et moi viendront le visiter.
Et de son cœur faisant notre demeure
Venant à lui, nous l’aimerons toujours !…
Rempli de paix, nous voulons qu’il demeure
En notre Amour !… »
[…]
Mourir d’Amour, voilà mon espérance
Quand je verrai se briser mes liens
Mon Dieu sera ma Grande Récompense
Je ne veux point posséder d’autres biens.
De son Amour je veux être embrasée
Je veux Le voir, m’unir à Lui toujours
Voilà mon Ciel… voilà ma destinée :
Vivre d’Amour !!!…

Au Sacré Cœur de Jésus (Juin 1895)

Au sépulcre saint, Marie-Madeleine,
Cherchant son Jésus, se baissait en pleurs
Les anges voulaient adoucir sa peine
Mais rien ne pouvait calmer ses douleurs.
Ce n’était pas vous, lumineux archanges
Que cette âme ardente venait chercher
Elle voulait voir Le Seigneur des anges
Le prendre en ses bras, bien loin l’emporter…
[…]
Un jour, ô mon Dieu, comme Madeleine,
J’ai voulu te voir, m’approcher de toi ;
Mon regard plongeait dans l’immense plaine
Dont je recherchais le Maître et le Roi.
Et je m’écriais, voyant l’onde pure,
L’azur étoilé, la fleur et l’oiseau :
« Si je ne vois Dieu, brillante nature,
Tu n’es rien pour moi qu’un vaste tombeau.
J’ai besoin d’un cœur brûlant de tendresse,
Restant mon appui sans aucun retour ;
Aimant tout en moi, même ma faiblesse…
Ne me quittant pas la nuit et le jour ».
Je n’ai pu trouver nulle créature
Qui m’aimât toujours sans jamais mourir;
Il me faut un Dieu prenant ma nature,
Devenant mon frère et pouvant souffrir.
[…]
Ah ! Je le sais bien, toutes nos justices
N’ont devant tes yeux aucune valeur
Pour donner du prix à mes sacrifices
Je veux les jeter en ton Divin Cœur
Tu n’as pas trouvé tes anges sans tâche
Au sein des éclairs tu donnes ta loi !…
En ton Cœur Sacré, Jésus, je me cache
Je ne tremble pas, ma vertu, c’est Toi !…

L’atome de Jésus-Hostie (juillet 1895)

Je ne suis qu’un grain de poussière
Mais je veux fixer mon séjour
Dans les ombres du sanctuaire
Avec le Prisonnier d’Amour
Ah ! Vers l’hostie mon âme aspire
Je l’aime et je ne veux rien de plus
C’est le Dieu caché qui m’attire,
Je suis l’atome de Jésus…
[…]
Si je suis méprisée du monde,
S’il me regarde comme un rien,
Une paix divine m’inonde
Car j’ai l’hostie pour mon soutien,
Quand je m’approche du ciboire
Tous mes soupirs sont entendus…
Être un néant, voilà ma gloire,
Je suis l’atome de Jésus…
[…]
Se consumant près de l’hostie
Dans le tabernacle d’amour
Ainsi s’écoulera ma vie
En attendant le dernier jour
Quand l’épreuve sera finie
Volant au séjour des élus
L’Atome de l’Eucharistie
Brillera près de son Jésus !…

Jésus Seul (août 1896)

Je le sais bien, mes soupirs et mes larmes
Sont devant toi, tout rayonnants de charmes.
Les séraphins au Ciel forment ta cour
Et cependant, tu mendies mon amour !…
Tu veux mon cœur, Jésus, je te le donne
Tous mes désirs, je te les abandonne
Et ceux que j’aime, ô mon Époux, mon Roi
Je ne veux plus les aimer que pour toi.

À mon Ange Gardien (janvier 1897)

Glorieux Gardien de mon âme,
Toi qui brilles dans le beau Ciel
Comme une douce et pure flamme
Près du trône de l’Éternel
Tu descends pour moi sur la terre
Et m’éclairant de ta splendeur
Bel Ange tu deviens mon Frère
Mon Ami, mon Consolateur !…
[…]
Ô toi ! Qui traverse l’espace
Plus promptement que les éclairs
Je t’en supplie, vole à ma place
Auprès de ceux qui me sont chers
De ton aile sèche leurs larmes
Chante combien Jésus est bon.
Chante que souffrir a des charmes
Et tout bas, murmure mon nom…

Toi qui connais ma petitesse extrême (juillet 1897)

Toi qui connais ma petitesse extrême
Tu ne crains pas de t’abaisser vers moi !
Viens en mon cœur, ô blanche Hostie que j’aime,
Viens en mon cœur, il aspire vers toi !
Ah ! Je voudrais que ta bonté me laisse
Mourir d’amour après cette faveur.
Jésus ! Entends le cri de ma tendresse.
Viens en mon cœur !

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