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Une belle prière pour commencer la journée et rendre nos vies plus inspirées

Simon Wilkes - Unsplash
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En ce début d’année, à l’heure où nous prenons quelques résolutions, prendre six minutes chaque matin pour confier sa journée au Seigneur est finalement assez simple.

Depuis longtemps déjà habitait en moi le désir de composer une prière du matin. Dans mon cheminement spirituel, j’ai pris peu à peu la mesure de l’importance de ce temps de l’aurore où rien n’est fait et tout est à inventer ; ce temps du réveil où Dieu frappe à la porte de notre cœur, attendant notre « oui » pour s’embarquer avec nous afin de rendre nos vies plus inspirées pour nous et plus inspirantes pour les autres. C’est de là qu’est née cette prière. Grâce au talent de Raphaël Michel, auteur-compositeur, cette prière a trouvé son écrin pour être proposée à tous comme un trésor à partager.

Stance introductive

En ce jour qui commence, qui n’a jamais été,
me voici, en silence, Jésus mon bien-aimé.
Je me présente à toi en cette aurore nouvelle. Viens déposer en moi, ta puissance éternelle.

Refrain

Voici j’ouvre mon cœur, les volets de mon âme, pour accueillir, Seigneur, ta lumière et ta flamme.
Et je hisse la voile pour me laisser guider par l’Esprit, ton étoile, ô Christ ressuscité !

Couplet 1

Que mes mains soient tes mains pour qu’au long de ce jour tous mes gestes humains parlent de ton amour.
Que mes yeux soient tes yeux pour que je voie aussi ces couleurs et ces feux que seuls voient les petits.

Refrain

Voici j’ouvre mon cœur, les volets de mon âme, pour accueillir, Seigneur, ta lumière et ta flamme.
Et je hisse la voile pour me laisser guider par l’Esprit, ton étoile, ô Christ ressuscité !

Couplet 2

Que ma voix soit ta voix pour que dans mes paroles quelque chose de toi illumine ou console.
Que mon cœur soit ton cœur pour que mon seul désir soit d’offrir à toute heure, ta bonté, ton sourire.

Refrain

Voici j’ouvre mon cœur, les volets de mon âme, pour accueillir, Seigneur, ta lumière et ta flamme.
Et je hisse la voile pour me laisser guider par l’Esprit, ton étoile, ô Christ ressuscité !

Stance finale

En ce jour qui commence, qui n’a jamais été,
me voici, en silence, Jésus mon bien-aimé.

Avec Marie ta Mère, j’exulte et te bénis, et tourné vers le Père lui dis déjà : merci !

Commentaires sur la prière du matin

Stance introductive :

Bien souvent nous entamons nos journées comme si elles étaient déjà vécues, comme si tout était déjà prévu, planifié, organisé. Il est évidemment bénéfique d’envisager une nouvelle journée comme une part de notre vie qui n’a jamais existé, qui n’a jamais été. Démarrer la journée avec la conviction que tout est neuf, que tout est à construire, que tout peut arriver, que le plus beau est devant nous, ça change tout !

La plupart des chrétiens ont appris à « faire » leur prière du soir pour rendre grâce à Dieu pour la journée passée, demander pardon pour le mal commis et lui confier la nuit et le lendemain à venir. En revanche, ils n’ont pratiquement jamais appris à prier le matin. Cela peut paraître étonnant car s’il y a bien une prière typiquement chrétienne, c’est la prière du matin ; ce moment où je m’en remets à Dieu afin qu’il inspire ma journée à venir.

Refrain :

Le matin nous ouvrons les volets de nos maisons afin d’y laisser entrer la lumière. Pourquoi n’en est-il pas de même pour notre vie intérieure ? Chaque matin, le Seigneur nous redit : « Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui » (Apocalypse 3, 20). C’est peut-être là l’attitude la plus importante que le Seigneur attend de nous : ouvrir la porte de notre cœur, les volets de notre âme, chaque jour, fidèlement. Ainsi, il peut entrer chez nous et y faire sa demeure. Dès lors, tout devient possible pour lui… et pour nous !

En oubliant de confier nos vies chaque jour à Dieu, nous sommes comme ces disciples qui, dans leur barque, rament avec les vents contraires. En revanche, en hissant la voile, c’est-à- dire en invitant le Seigneur et en appelant l’Esprit saint, nous leur confions la conduite de notre vie. Celle-ci devient dès lors plus simple, plus harmonieuse, plus cohérente, puisque c’est le souffle du Ressuscité qui nous pousse et conduit notre barque.

Couplet 1 :

En invoquant l’Esprit de Dieu, nous lui demandons d’inspirer tous nos gestes afin qu’ils soient transfigurés, transformés pour devenir des gestes divins. C’est là l’extraordinaire vocation à laquelle Dieu invite chacun : être divinisé et accomplir ce que Dieu fait. Rappelons-nous saint Pierre qui, après la Pentecôte, rempli de l’Esprit, dit à l’infirme qui lui demande de l’argent : « De l’argent et de l’or, je n’en ai pas ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ le Nazaréen, lève-toi et marche ! » (Livre des Actes des Apôtres 3,6). Et le miracle a lieu ! Pierre devient en quelque sorte « christifié », capable de faire les mêmes miracles que Jésus lui-même. Aujourd’hui, c’est à nous que cette mission est confiée !

Nous demandons aussi au Christ ressuscité d’avoir le même regard que lui sur le monde, sur la vie, sur les personnes, sur nous-mêmes. Bien souvent, Jésus se plaint auprès de ses contemporains : « Ils auront beau regarder de tous leurs yeux, ils ne verront pas » (Mc 4, 12). Une chose est d’avoir des yeux, une autre est d’avoir la lumière intérieure qui rend notre regard plus lucide, plus profond. Ainsi nous demandons au Seigneur sa lumière pour entrer dans l’émerveillement, dans la contemplation. C’est là le propre des petits, des simples, des humbles qui savent que la source de leur vie ne vient pas d’eux mais d’un Autre.

Couplet 2 :

La place de la parole est omniprésente dans la Bible, elle l’est tout autant dans nos vies. C’est elle qui peut donner la vie mais qui peut aussi donner la mort. Nous prions souvent pour la construction d’un monde plus juste et plus fraternel. Afin que cela ne reste pas qu’un vœu pieux, nous demandons au Seigneur que notre voix soit sa voix. Ainsi nous pourrons concrètement, par nos paroles inspirées, devenir artisans de paix et d’unité.

Comme le dit le Petit Prince : « On ne voit bien qu’avec le cœur » (Antoine de Saint Exupéry). Encore faut-il que notre cœur soit ouvert, disponible. Nous demandons au Seigneur d’élargir l’espace de notre tente intérieure pour que notre cœur soit à sa dimension. Ainsi notre désir d’aimer, mais aussi et surtout notre capacité d’aimer grandiront. Notre monde a tant besoin d’êtres habités par la bonté et la joie.

Stance conclusive :

Après avoir repris les mots du début de la stance introductive, nous embarquons Marie avec nous. C’est elle qui nous montre le vrai modèle d’une vie entièrement habitée par l’Esprit du Ressuscité. Un cœur habité par Dieu est un cœur qui entre dans la louange, dans l’action de grâces. C’est un cœur qui est dans l’entière confiance et est capable de remercier Dieu avant même que la prière soit exaucée. Tout simplement parce que dans la foi, dans la confiance, nous sommes sûrs que c’est toujours la volonté de Dieu qui se fait lorsque nous lui remettons nos vies. Rappelons-nous de Jésus qui, avant même de sortir son ami Lazare de son tombeau, dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé » (Jean 11, 41).

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