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Le dimanche de Laetare : une pause joyeuse durant le Carême

Pape Benoît XVI © VINCENZO PINTO / AFP
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La mi-Carême est désormais passée et l’élan reçu à la messe des cendres peut parfois s’essouffler.

Pour vivre la seconde moitié du Carême dans les meilleures dispositions de l’âme, l’Église se fait bienveillante à notre égard : elle a tout prévu ! Elle nous a octroyé une merveilleuse pause avec le dimanche de Laetare, célébré cette année le dimanche 27 mars.

C’est le dimanche de la joie. Laetare, en latin, est l’impératif du verbe « se réjouir ». Il est issu du texte de l’introït de ce jour : « Lætare Jérusalem, Réjouis-toi, Jérusalem, et rassemblez-vous, vous tous qui l’aimez. Soyez dans la joie et l’allégresse, vous qui étiez dans la tristesse, afin d’exulter et d’être rassasiés aux mamelles de votre consolation. »

Le Carême exige la sobriété des autels (pas de fleurs) et pas de musiques. Orgue et cloches doivent rester silencieux pour associer les églises à la pénitence des fidèles. Ce dimanche-là, pourtant, tout est de nouveau permis le temps d’une messe, pour laisser entrevoir aux fidèles la joie du Christ prochainement ressuscité.

Des ornements liturgiques roses 

Les ornements liturgiques et l’aube du prêtre sont roses pour l’occasion, ce qui n’arrive que deux fois par an : au dimanche de Laetare et au dimanche de Gaudete (mi-Avent). Le rose est ici une combinaison des ornements violets (ceux de la pénitence) et des ornements blancs (ceux des grandes fêtes).

L’association de ces deux couleurs rappelle toutefois que la réjouissance est temporaire et que le Carême n’est pas clos. D’ailleurs, on ne chante pas d’alleluia ce jour-là car c’est un cri de joie que l’on se réserve pour la résurrection du Sauveur.

Chaque année, le Pape célèbre cette messe de joie en l’église Sainte-Croix-de-Jérusalem. Dom Guéranger, grande figure de Solesme, explique ainsi ce choix :

« La Station, à Rome, est dans la Basilique de Sainte-Croix-en-Jérusalem, l’une des sept principales de la ville sainte. Élevée au IVe siècle par Constantin, dans la villa de Sessorius, ce qui l’a fait appeler aussi la basilique Sessorienne, elle fut enrichie des plus précieuses reliques par sainte Hélène, qui voulait en faire comme la Jérusalem de Rome. Elle y fit transporter, dans cette pensée, une grande quantité de terre prise sur le mont du Calvaire, et déposa dans ce sanctuaire, entre autres monuments de la Passion du Sauveur, l’inscription qui était placée au-dessus de sa tête pendant qu’il expirait sur la Croix, et qu’on y vénère encore sous le nom du Titre de la Croix. Le nom de Jérusalem attaché à cette basilique, nom qui réveille toutes les espérances du chrétien, puisqu’il rappelle la patrie céleste qui est la véritable Jérusalem dont nous sommes encore exilés, a porté dès l’antiquité les souverains pontifes à la choisir pour la Station d’aujourd’hui. »

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