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Qu’est-ce que la primauté de Pierre ?

© FILIPPO MONTEFORTE
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Dans la foi catholique, la primauté est transmise aux successeurs de Pierre, les évêques de Rome.

Parmi les données communément admises par les historiens, il y a l’intention de Jésus de préparer ce qui se passera après sa disparition visible.

Si loin que nous remontions, nous trouvons des communautés chrétiennes, variées (Corinthe n’est pas Jérusalem), mais aussi structurées et reliées les unes aux autres. C’est dans ce cadre-là que s’élaborent les quatre évangiles, à partir de témoignages directs. Dans ces évangiles, le choix des apôtres, leur formation, les consignes laissées par Jésus pour l’avenir, les conseils sur la conduite à tenir face aux difficultés internes et externes tiennent une place considérable.

Jésus n’est pas seulement un prédicateur itinérant. Comme Moïse l’a fait pour le peuple d’Israël, Jésus met en place une nouvelle institution, fondée sur les apôtres. Elle se reconnaît, non seulement dans une même profession de foi, mais aussi dans un certain nombre de rites comme le baptême et l’eucharistie.

« Le Christ a annoncé le Royaume, mais c’est l’Eglise qui est venue » : cette phrase de Loisy (1902) est citée habituellement comme une condamnation de l’Eglise qui n’aurait rien à voir avec le Message primitif. Au contraire, sous la plume de Loisy, c’est un éloge : l’annonce du Royaume n’a pas été sans lendemain, même si les trois petites années du ministère de Jésus restent inimitables.
 
Dans le groupe des apôtres, Pierre tient toujours la première place, quels que soient les textes du Nouveau Testament.

Le Nouveau Testament comporte à plusieurs reprises la liste des Douze : Pierre est toujours cité en tête. Saint Matthieu insiste : « Le premier, Simon ». C’est de là que vient l’expression « prince »  des apôtres. Sa place est tellement originale que Jésus a changé son nom : de « Simon », il est devenu « Pierre » pour que Jésus puisse dire que sur cette « pierre » il bâtirait son Eglise.
Les évangiles insistent tout autant sur la foi de Pierre que sur ses faiblesses. Mais sa foi lui vient de ce que le Père lui a révélé et le Christ a prié pour que sa foi ne défaille pas. Pierre, dans la nuit du Jeudi Saint reniera le Christ, mais il pleurera sur son péché. Il peut alors accomplir la mission confiée par Jésus : « Quand tu seras revenu, affermis tes frères. »

Au matin de Pâques, Pierre est le premier à pénétrer dans le tombeau vide. Après la pêche de cent cinquante trois gros poissons, c’est Pierre qui tire le filet : « Et le filet ne se déchira pas. »

Affermir ses frères, veiller à l’unité, ce sont deux missions essentielles du pape, successeur de Pierre.

A la Pentecôte, c’est Pierre qui, le premier, au grand jour, proclame : « Le Christ est ressuscité. » Peu d’années après, le Christ suscite un nouvel apôtre, unique en son genre : saint Paul. Paul se heurtera à Pierre sur des questions qu’il juge décisives. Il veut le convaincre parce qu’il sait que, s’il se sépare de Pierre, il courra en vain.

La génération des apôtres a quelque chose d’unique : avoir été les témoins directs des événements. Mais, comme Jésus les a appelés, eux-mêmes, à leur tour, en appellent d’autres pour que, par l’imposition de leurs mains, ils reçoivent l’Esprit Saint et poursuivent la mission.

Au moment de la rédaction finale des évangiles, Pierre est déjà mort, martyr, à Rome. Quel intérêt les évangiles auraient-ils eu à mettre Pierre tellement en valeur si ce n’est parce que la mission de Pierre se poursuivait ?
 
Pendant des siècles, la primauté du siège de Rome n’est pas contestée, même si son exercice est bien différent de celui des temps modernes. Elle est un critère de catholicité : une communauté ne peut se dire « catholique » si elle n’est pas en communion avec le successeur de Pierre.

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