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Les mises en garde d’Ignace d’Antioche, disciple direct des apôtres

IGNATIUS OF ANTIOCH
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Deuxième successeur de saint Pierre, l'évêque d'Antioche nous a laissé des témoignages vivifiants des premiers temps du christiannisme et de leurs démons : les hérésies. C'est pour les contrer que saint Ignace prend la plume, exhortant ses fidèles à demeurer dans l'unité du Christ.

« C’est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de “chrétiens“ », peut-on lire dans le Livre des Actes des Apôtres (11, 26). Et c’est son évêque Ignace qui, au premier siècle de notre ère, qualifie l’Église de « catholique », c’est-à-dire universelle. « En lisant ces textes, on sent la fraîcheur de la foi de la génération qui avait encore connu les Apôtres », dit Benoît XVI dans son audience générale du 14 mars 2007 à propos des lettres de saint Ignace, disciple des apôtres Pierre et Jean qui, comme eux, écrivit des lettres aux premières populations chrétiennes pour raffermir leur foi.

L’unité contre les hérésies

« L’Église catholique se trouve où est Jésus-Christ », écrit l’évêque dans sa lettre aux Smyrniens. Cette unité du Christ et de l’Église doit être protégée contre les faux dogmes qu’introduisent certains, devenant ainsi des sectateurs qui menaçent l’intégrité de la foi. Ses épîtres constituent de véritables catéchèses où est réaffirmée la vérité du christiannisme contre les nombreuses hérésies qui l’attaquèrent de l’intérieur.

Parmi elles, ce qu’on a appelé plus tard le judéo-christiannisme, désignant ceux qui tout en reconnaissant Jésus comme le messie restaient attachés aux traditions judaïque comme la célébration du sabbat. « C’est un contre-sens de parler de Jésus-Christ et de judaïser, écrit alors saint Ignace. Le Christianisme ne s’est pas converti au judaïsme, mais bien le judaïsme au Christianisme, afin que toutes les nations viennent se réunir en Dieu à la faveur d’une même foi » (lettre aux Magnésiens).

Le docétisme, lui, consiste à nier que Jésus Christ se soit fait homme et ait possédé un corps physique. Contre cette croyance, la lettre aux Smyrniens martèle la réalité de l’Incarnation : c’est en sa chair que Jésus a été crucifié et a ressucité, pour unir tous les fidèles « en un même corps qui est l’Église, (…) il est véritablement mort comme il s’est ressuscité lui-même, véritablement et non en apparence, ainsi que le disent certains incrédules, vaines apparences eux-mêmes. »

En filigrane de ces lettres apparaît également le rejet du montanisme, secte qui rejette la hiérarchie de l’Église pour le seul martyre : « il ne suffit pas d’être appelé Chrétien, il faut l’être en effet et ne pas ressembler à ces personnes pour qui l’évêque n’est qu’un nom, puisqu’elles font tout sans lui », écrit saint Ignace aux Magnésiens. S’il souligne l’importance des évêques et des diacres à maintes reprises, on ne saurait lui reprocher de nier celle du martyre, l’ayant lui même embrassé avec force. Condamné à être dévoré par les fauves pendant des fêtes romaines, sa lettre aux Romains offre un témoignage poignant de sa résolution de mourir pour le Christ.

Mises en garde contre le diable

Saint Ignace met tout son cœur et sa rhétorique à fustiger les sectateurs, car le péril est grand : à travers eux, c’est le diable qui œuvre. Diabolos, en grec, c’est celui qui divise, qui désunit. « Fuyez les embûches du prince de ce monde, de peur que ses maximes, en vous plaçant sous son joug, n’étouffent en vous l’esprit de charité », recommande saint Ignace aux Philadelphiens. Les propagateurs d’hérésie sont « de purs fantômes qui appartiennent à l’esprit de ténèbres » (Lettre aux Smyrniens).

Tout comme certains hérétiques et incroyants récusent certains dogmes du catholicisme ou ne les comprennent pas, « le prince de ce monde a ignoré la virginité de Marie, et son enfantement, de même que la mort du Seigneur, trois mystères retentissants, qui furent accomplis dans le silence de Dieu. » Ce passage de la lettre aux Éphésiens de saint Ignace est cité dans le catéchisme de l’Église catholique sur la virginité de Marie, évènement qui n’est compréhensible que sous le prisme de la foi.

Contre les ruses du diable, Ignace, dans cette même lettre, recommande aux fidèles une cohésion salvatrice dans la louange : « Aimez à vous réunir souvent pour louer Dieu et lui rendre grâce. Par ces réunions fréquentes, vous affaiblissez les forces de Satan. Cet accord dans un même esprit de foi déjoue toutes les ruses qu’il emploie pour nous perdre. Rien n’est préférable à la concorde ; elle fait cesser la guerre du ciel et de la terre ».

Ainsi les lettres d’Ignace d’Antioche, saint et père de l’Église, sont autant un témoignage historique de la jeunesse du christiannisme qu’une exhortation édifiante à l’unité. Unité de l’Église et des fidèles, unité de l’esprit dans la concorde et de la foi dans l’adhésion aux dogmes, contre la confusion, contre la division, contre le diable.

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