
Six façons de lutter contre le démon du milieu de la semaine
Fatigué en milieu de semaine ? C'est à peine mercredi et vous n'avez déjà plus d'énergie ou vous êtes débordé de travail ? Voici comment repousser la paresse.

Chaque semaine, le père de Sinety, curé de la paroisse St-Eubert à Lille centre, commente l’actualité de l’Église et du monde. Il se demande cette semaine si la pandémie ne met pas la société en état d’acédie généralisée.

Envie de ne rien faire ? Une fatigue mélangée à une tristesse profonde ? C’est peut-être "l'acédie", un mal spirituel qui peut toucher chaque chrétien, qui vous gagne. Voici les conseils de trois grands moines qui l'ont vécu... et l'ont surmonté.

« La fête perpétuelle dans notre pays comblé et ingrat s’est parée d’une tristesse invincible. La vraie joie réside dans la simplicité, dans les petites choses reçues et partagées, dans le don et le sacrifice au quotidien. »

Bien en deçà de l’acédie, maladie de l’âme en manque de Dieu, le dégoût est une maladie de privilégiés, gavés de tout, écœurés par la surabondance.

L’ACÉDIE (7/7). Le péché d’acédie est dangereux car il se cache et on le méconnaît. La vraie solution est une sortie de soi, un décentrement de soi-même. Voilà ce que sera notre vie dans l’éternité et c’est ce qui nous conduit à la vraie joie, dès maintenant.

L’ACÉDIE (6/7). Dans une société où la morale consiste à suivre la règle, quelle qu’elle soit, l’acédie n’est plus dans la relation à Dieu : elle est remplacée par la mélancolie et la paresse.

L’ACÉDIE (5/7). En se faisant homme, le Christ va nous rendre capables d’atteindre ce pour quoi nous sommes faits mais que nous sommes incapables d’atteindre par nos propres forces, cause de notre découragement.

L’ACÉDIE (4/7). En fixant la doctrine des sept péchés capitaux, saint Thomas d’Aquin définit l’acédie comme « tristesse de Dieu » mais aussi « dégoût de l’action », au sens de péché contre la charité.

L'ACÉDIE (3/7). L’acédie, péché monastique par excellence, a fait partie de la liste initiale des péchés capitaux. En montrant qu’elle était d’abord une expression de la tristesse, puis de la « tristesse de Dieu », saint Grégoire le Grand et saint Thomas d’Aquin établiront la doctrine des sept péchés capitaux.

L’ACÉDIE (2/7). Le Père du désert, Évagre le pontique, décrit avec humour les manifestations de l’acédie chez le moine du désert, mais il donne aussi les remèdes pour se guérir du « démon de midi ».

L’ACÉDIE (1/7). Nos sociétés, marquées par l’instabilité, la perte de sens et la désespérance, ne souffriraient pas de ce que la tradition monastique appelle l’acédie. Au IVe siècle, les Pères du désert utilisaient ce terme pour désigner le « démon de midi », le plus complexe des ennemis intérieurs, à la frontière entre le charnel et le spirituel.




