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Pourquoi il est tout indiqué d’invoquer la Vierge Marie pour l’Ukraine

4 min de lecture
Zarvanytsia

Crédit : rbrechko / Shutterstock

Le sanctuaire marial de Zarvanytsia, en Ukraine.

Depuis le Moyen Âge, le peuple ukrainien n’a eu de cesse d’exprimer sa dévotion envers la Vierge Marie. En attestent les sanctuaires, les icônes et le culte voué à la Mère de Dieu, notamment à Zarvanytsia, le "Lourdes de l'Ukraine". Jean Paul II ne s'y est pas trompé en qualifiant le pays de "terre mariale".

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Lors de son voyage apostolique en 2001, le pape saint Jean Paul II n’a pas hésité à qualifier l’Ukraine de "terre mariale". En effet, elle a vu germer et se perpétuer une longue tradition chrétienne, particulièrement attachée à la Vierge Marie. Une histoire qui commence avec le baptême, selon le rite orthodoxe grec, en 988, du prince de Kiev, Vladimir le Grand, canonisé deux siècles plus tard. Cette date marque le début de la christianisation de la "Rus' de Kiev". Vladimir édifie de nombreuses églises, les premières en pierre du monde slave, dans lesquelles sont notamment vénérées des icônes de la Dormition de la Vierge. Son fils, Jaroslav le Sage, proclame la Vierge reine du peuple ukrainien en 1037, ce qui fait de lui le premier souverain occidental à consacrer son peuple à Marie.

La Vierge ne fut pas insensible à cette profonde dévotion de l'Ukraine à son égard. En témoignent ses apparitions, survenues à plusieurs reprises. La plus connue remonte au XVIIe, à Grouchiv, en Galicie, à l’ouest du pays. Un saule y fut planté en souvenir. Un siècle plus tard, une source jaillit au pied de l'arbre et provoqua des guérisons miraculeuses. En 1806, Stepan Chapowskyj peignit une icône de la Vierge et les villageois la fixèrent sur l'arbre. Ce dernier devint un lieu de pèlerinage.  En 1856, la Vierge est vénérée pour avoir stopper une épidémie de choléra. Le 26 avril 1987, elle serait de nouveau apparue au même endroit à une fillette de 11 ans, Maria Kizyne.