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Sept phrases pour se mettre à l’écoute du Seigneur

BEAUTIFUL YOUNG WOMAN,
sun ok | Shutterstock
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Tirées de la Bible ou de la bouche de grands saints, ces courtes phrases, prononcées à la manière d’oraisons jaculatoires, peuvent aider à se tourner vers le Christ et à ouvrir son cœur pour accueillir son infinie miséricorde.

Bien souvent, Dieu nous parle mais nous ne l’entendons pas. Soit parce que « nous nous laissons emporter çà et là par le monde et nous ne songeons pas à l’unique chose qui devrait nous occuper », comme disait le saint curé d’Ars, soit parce que nous nous attendons à ce que Dieu nous parle d’une certaine manière et non d’une autre. A l’instar d’Elie qui s’attendait à ce que Dieu lui parle à travers un ouragan, un tremblement de terre ou le feu, mettons-nous à l’écoute du Seigneur qui ne s’exprime pas autrement que par « le murmure d’une brise légère » (1 Rois 19, 11-13). D’où la nécessité de se tenir prêt, à l’écoute. Répétées de temps en temps dans la journée ou en prévision d’une décision à prendre, ces prières nous invitent à nous rendre disponibles à la Parole de Dieu et à goûter à la grâce de l’abandon.

1.

« Je suis la servante du Seigneur ! »

« Je suis la servante du Seigneur ! » (Lc 1, 38) répond la Vierge Marie à l’ange Gabriel venu lui annoncer qu’elle sera bientôt la mère de Jésus. Qui mieux que Marie peut nous initier à rendre notre cœur totalement disponible au Seigneur, ouvert à ses projets pour nous ? Qui mieux que Marie peut nous enseigner l’humilité nécessaire pour accepter l’idée que Dieu sait (mieux que nous) ce qui est bon pour nous ? Signe de sa confiance totale envers le Seigneur, elle continue ainsi : « Que tout m’advienne selon ta parole. » Un modèle pour quiconque souhaite accomplir la volonté de Dieu.

Detroit Institute of Arts, Detroit, USA.
L’Annonciation, Fra Angelico, 1431-1433, Musée du Prado, Madrid.

2.

« Seigneur, que veux-Tu que je fasse ? »

« Seigneur, que veux-Tu que je fasse ? » (Ac 22, 10). C’est la question que pose Paul au Seigneur au moment de sa conversion sur le chemin de Damas. Une « grande lumière » et « une voix » lui font abandonner en un instant sa mission de persécuter les chrétiens. Ce récit montre bien qu’il n’est jamais trop tard pour se tourner vers le Seigneur, même lorsque nous prenons le chemin inverse de celui que Dieu nous propose.

SAINT PAUL; CARAVAGE
© Domaine public
La conversion de saint Paul, Caravage.

3.

« Apprends-moi à faire ta volonté, car tu es mon Dieu. »

« Apprends-moi à faire ta volonté, car tu es mon Dieu » (Ps 142, 10) chante le psalmiste. Une invitation à se faire le serviteur du Seigneur, pour mieux se laisser guider par Lui. « Montre-moi le chemin que je dois prendre ». C’est finalement en abandonnant toute forme de maîtrise sur sa propre vie, en mettant de côté ses propres désirs, que nous laissons le champ libre à la volonté de Dieu.

 

4.

« Mon Dieu, je vous aime ! »

« Mon Dieu, je vous aime ! ». Ce sont les dernières paroles de sainte Thérèse de Lisieux, au soir du 30 septembre 1897, qu’elle prononce en regardant le crucifix qu’elle tient entre ses mains, à l’âge de 24 ans. « Ces dernières paroles de la sainte sont la clé de toute sa doctrine, de son interprétation de l’Evangile », déclarait Benoît XVI lors de son audience générale le 6 avril 2011. « L’acte d’amour, exprimé dans son dernier souffle, était comme la respiration continuelle de son âme, comme le battement de son cœur. » Et si, comme celle qui avait découvert la petite voie qui la menait directement à l’amour du Père, nous faisions de cette phrase un cri du cœur, une respiration de l’âme ?

© Office Central de Lisieux

5.

« Jésus, j’ai confiance en Toi ! »

« Jésus, j’ai confiance en Toi ! ». Ce sont les paroles inscrites sur l’image du Christ crucifié et glorifié, « commandé » par le Seigneur lui-même à sainte Faustine. Il fait d’elle l’apôtre de sa miséricorde, lui demandant, à partir de 1934, de noter dans son Petit Journal tout ce qu’il lui révèle : « Je donne aux hommes un vase avec lequel ils doivent venir puiser les grâces à la source de la Miséricorde. Ce vase, c’est ce tableau avec l’inscription : Jésus, j’ai confiance en Toi ». « L’humanité ne trouvera pas la paix tant qu’elle ne se tournera pas avec confiance vers ma Miséricorde », confie-t-il encore à la religieuse polonaise. Prononcer ces mots, c’est croire en l’infinie miséricorde de Dieu.

Fred de Noyelle / Godong
Cathédrale saint Patrick, à New-York.

6.

« Mon Dieu, je me donne tout à Toi ! »

« Mon Dieu, je me donne tout à Toi ! » disait Saint Alphonse de Liguori, grand amoureux de Jésus-Christ et désireux d’une union perpétuelle et intime avec Lui. Dans la même veine, il implore, dans sa prière de communion spirituelle : « Je vous aime plus que toute chose et je désire que vous veniez dans mon âme. Je ne puis maintenant vous recevoir sacramentellement dans mon Cœur : venez-y au moins spirituellement. Je vous embrasse comme si vous étiez déjà venu, et je m’unis à vous tout entier. Ne permettez pas que j’aie jamais le malheur de me séparer de vous. » Don total, qui, pour ce docteur de l’Eglise et patron des confesseurs, conduit au bonheur.

Parpan05 | CC BY-SA 3.0
Saint Alphonse de Liguori

7.

« Que Ta volonté soit faite »

« Que Ta volonté soit faite ». Une des paroles de la prière du Notre-Père, transmise par Jésus à ses disciples (Mt 6, 10), qui résume l’attitude prônée par le Christ et invite à faire confiance à la volonté de Dieu, « sur la terre comme au ciel ». En l’entendant, on peut également comprendre « que ta volonté soit fête », jeu de mot non dénué de sens puisque pour les chrétiens, accomplir la volonté de Dieu est bien promesse de joie et d’allégresse.