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Trois critères essentiels pour discerner sa vocation professionnelle

Businessman regardant par la fenêtre
Gorodenkoff - Shutterstock
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Quel immense défi que de découvrir ce pour quoi on est fait ! Que l’on soit jeune diplômé ou en pleine réflexion quant à une reconversion, la découverte et l’accomplissement de sa vocation professionnelle est source de joie et de liberté. Brigitte Caire, coach certifiée et cofondatrice de Startheo, revient pour Aleteia sur trois critères essentiels pour un juste discernement.

« Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie », énonçait Confucius. D’accord, mais quel est ce fabuleux travail qui contribuerait à mon plein épanouissement ? Pour Brigitte Caire, fondatrice de Startheo, réseau de coachs chrétiens proposant des parcours individuels d’orientation professionnelle, c’est un métier qui correspond à ce que je suis, un métier dans lequel je peux exercer mes talents, un métier qui a du sens pour moi.

Regardons saint Joseph, grande figure du travailleur que nous lègue l’Évangile. Charpentier de métier, « il coopéra par le travail de ses mains à l’œuvre créatrice et rédemptrice, tout en gagnant le pain de la Sainte Famille ». Il ne recherche ni la gloire ni la fortune mais à nourrir sa famille et à participer à l’œuvre de Dieu. « Dans l’atelier de saint Joseph », relève frère Dominique Joseph dans ses Pensées spirituelles sur saint Joseph (Artège), « tout homme redécouvre comment le travail fait ressembler au Père céleste, combien le travail est fait pour l’homme ». Certes, mais saint Joseph aimait-il son travail ? Sans aucun doute, est-il légitime de penser, puisqu’il l’a enseigné à son fils Jésus pendant toute sa vie cachée à Nazareth. On ne transmet pas à son enfant un métier qui nous déplaît.

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Un métier qui correspond à ce que je suis

Pour trouver un métier qui corresponde à ce que je suis, encore faut-il savoir qui je suis. Selon Brigitte Caire, la connaissance de soi est le préalable à toute quête de vocation professionnelle. C’est d’ailleurs une démarche qui occupe la première journée de ses accompagnements. Elle invite chacun à se poser les questions : « d’où je viens ? qui suis-je ? où je vais ? », à se découvrir et s’accueillir tel que l’on est. Cette connaissance de soi passe très concrètement par l’identification de ses forces, de ses faiblesses, des freins qui nous empêchent d’avancer, ainsi que des valeurs et des désirs profonds qui nous animent. En utilisant l’image de l’arbre, réfléchissons à nos racines qui ont fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui, à nos forces principales sur lesquelles nous pouvons nous appuyer, aux fruits que nous avons déjà donnés et ceux que l’on espère pour demain. Tout l’enjeu est de découvrir ce qui nous donne vie, force, sens et espérance et ce qui nous freine pour prendre notre place dans le monde et nous donner.

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Un métier dans lequel je peux exercer mes talents

« Plus nos talents sont présents dans notre profession, plus on y rencontrera de la joie et de la facilité, et plus on y excellera », souligne Brigitte Caire. Mettre en pratique, développer ses talents dans son métier est une source de joie et de performance. Il arrive bien souvent qu’une profession ne soit pas basée sur un don personnel mais sur l’acquisition de compétences, remarque l’accompagnatrice. Dans ce cas-là, on arrive à 40 ans totalement épuisé par cette acquisition constante de nouvelles compétences. En utilisant ses talents, l’acquisition de compétences est beaucoup plus aisée. En outre, exercer ses talents dans sa profession engendre une plus grande confiance en soi et le sentiment d’être à sa juste place. Des bienfaits qui ont des répercussions jusque dans la vie privée.

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Un métier qui a du sens pour moi

Qu’est-ce qu’un métier qui a du sens ? À l’inverse des bullshit job, selon le terme popularisé par l’anthropologue américain David Graeber que l’on peut traduire par « job à la con », c’est un métier qui permet d’unifier les trois dimensions de la personne : personnelle, professionnelle et spirituelle, d’avoir une cohérence entre ces trois composantes. Tout l’enjeu consiste donc à unifier ses désirs profonds, ses valeurs, ses talents et ses compétences pour discerner et donner un sens à sa vie professionnelle. En plus d’être un gage de stabilité, cette quête de sens est source de liberté. On se reconnaît dans ce que l’on fait. Parfois, un simple ajustement comme le choix d’un autre secteur d’activité par exemple est suffisant pour retrouver une cohérence et du sens à son travail. En revanche, d’autres sont amenés à effectuer des reconversions beaucoup plus radicales lorsqu’ils se mettent à l’écoute de leurs désirs profonds : se sentir vraiment utile, aider les autres, demeurer disponible pour sa famille, être en lien avec ses convictions…

« Si nous travaillons comme Joseph, sous le regard de Jésus et de Marie, notre travail n’aura pour nous ni ennui ni fatigue. »

« Sachons comme Joseph travailler avec Jésus, lui la charpente de nos vies ! », encourage Mgr Dominique Rey dans Un homme nommé Joseph (Salvator). « Souvenons-nous bien que si notre travail ne tend pas vers Dieu par une intention pure et droite, il sera stérile pour l’éternité : nous aurons semé et nous ne moissonnerons pas. Mais si au contraire nous travaillons comme Joseph, sous le regard de Jésus et de Marie, notre travail n’aura pour nous ni ennui ni fatigue ».

En images, Joseph, un saint pour le XXIe siècle :

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