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Ce livre qui a failli figurer dans la Bible

HOLY BIBLE
By poylock19 | Shutterstock
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Le livre du Pasteur d’Hermas était de grande valeur selon les premiers Pères de l’Église.

Aux débuts du christianisme, de nombreux manuscrits ainsi que des lettres circulaient au sein des premières communautés chrétiennes sans qu’il soit officiellement établi si ces textes étaient « canoniques », c’est-à-dire inspirés par Dieu, ou non. De fait, le « canon » — la compilation de textes qui allait par la suite prendre le nom de Bible — n’existait pas encore.

L’un de ces manuscrits, le Livre du Pasteur d’Hermas, était jugé de grande valeur par les premiers Pères de l’Église. En effet, ce texte faisait autorité dans les premiers siècles et comptait parmi ce qui était alors considéré comme les Saintes Écritures. Eusèbe, un historien ecclésiastique du IIIe siècle, nous dit qu’il était lu publiquement dans les églises. Bien que pour certains, il n’était pas canonique, d’autres jugeaient que c’était un texte important. Saint Athanase l’évoque — de même que la Didachè — en lien avec les livres deutérocanoniques de l’Ancien Testament, comme un livre non canonique certes, mais dont la lecture était recommandée pour les catéchumènes. 

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Avant que le choix et l’ordre des livres bibliques ne soit officiellement établi au IVe siècle, il était placé, dans certains recueils d’écritures saintes, après le Nouveau Testament, ou même après les Actes des Apôtres. Le texte en lui-même est un ensemble de « visions », axé plutôt sur la morale que sur la théologie. Selon les exégètes, il a été écrit au IIe siècle, mais son auteur demeure inconnu. Une partie du livre consiste en un commentaire des dix commandements, donnant des instructions spécifiques sur des comportements à éviter. Un passage intéressant évoque l’existence d’un « bon ange » et d’un « mauvais ange » influençant l’individu. 

« Il y a deux anges avec l’homme : l’un, de justice, l’autre, du mal. Comment donc, Seigneur, dis-je, distinguerai-je leur action, si les deux anges habitent avec moi ? Écoute, dit-il, et comprends. L’ange de justice est délicat, modeste, doux, calme. Quand c’est lui qui monte à ton cœur, d’emblée, il te parle de justice, de chasteté, de sainteté, de tempérance, de tout acte juste, de toute vertu noble. Quand tout cela te monte au cœur, sache que l’ange de justice est avec toi, car ce sont là les œuvres de l’ange de justice ; aie confiance en lui et en ses œuvres. Vois maintenant les œuvres de l’ange du mal. Et tout d’abord, il est colérique, amer, insensé ; et ses œuvres mauvaises corrompent les serviteurs de Dieu. Quand donc il monte à ton cœur, connais-le d’après ses œuvres. »

« Comment je le distinguerai, Seigneur, dis-je, je l’ignore. Écoute, dit-il. Quand la colère s’empare de toi, ou l’aigreur, sache qu’il est en toi ; de même les désirs d’activité dispersée, les folles dépenses en festins nombreux, en boissons enivrantes, en orgies incessantes, en raffinements variés et superflus, la passion des femmes, de la grande richesse, l’orgueil exagéré, la jactance et tout ce qui y ressemble : si cela te monte au cœur, sache que l’ange du mal est en toi. Puisque donc tu connais ses œuvres, éloigne-toi de lui, ne crois pas en lui, car ses œuvres sont mauvaises et funestes aux serviteurs de Dieu. »

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Cependant, malgré des extraits très parlants comme celui-ci, et malgré le fait que de nombreux chrétiens considéraient donc ce texte comme directement inspiré par Dieu, d’autres passages étaient plus ambigus. Dans l’ensemble, ce texte n’offrait pas autant de clarté que le reste du Nouveau Testament et l’absence d’auteur connu lui attira de nombreuses critiques. En fin de compte, il ne fut donc pas reconnu comme canonique. Il n’en demeure pas moins un texte intéressant, qui mérite d’être lu et étudié.

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