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NOSE; NEZ; FACE
© Pixabay
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Nous continuons l’exploration anatomique qui nous en dit long sur la dimension spirituelle de notre vie. Après avoir vu ce qu’il en est de notre bouche et de nos oreilles, voyons ce qu’il en est de notre nez.

Le nez est un organe original. Il est unique mais il se compose de deux narines. N’oublions pas que nombre et emplacement ont leur importance. Unique et double, le nez occupe un emplacement « central », situé au milieu du visage.

À son sujet, la sagesse populaire indique de quelqu’un qui manque de discernement : « Il ne voit pas plus loin que le bout de son nez. » Cette proéminence de notre visage est là pour attirer notre attention. Qui dit proéminent peut aussi dire prééminence ! Pour rappel, c’est par les narines qu’est entré en l’homme le souffle de vie : « Alors le Seigneur Dieu modela l’homme avec la poussière tirée du sol ; il insuffla dans ses narines le souffle de vie, et l’homme devint un être vivant », peut-on lire dans la Genèse (Gn 2, 7).

Le souffle de vie, souffle de l’Esprit, passant par les narines fait du nez « l’organe prophétique » par excellence. La sagesse populaire — toujours elle —, ne souligne-t-elle pas de quelqu’un « qu’il a eu du nez » en faisant le bon choix ? Ainsi par une sorte d’instinct spirituel, il a « pressenti » — et on pourrait dire sans se tromper « pré senti » —, ce qui allait arriver !

N’eut-il pas été plus logique, à vue humaine, que le souffle de vie entrât par notre bouche ? D’ailleurs, nous les humains, nous ne faisons pas du nez à nez mais du bouche à bouche avec quelqu’un pour le réanimer en lui réinsufflant l’haleine de vie. N’est-ce pas d’ailleurs par la bouche que nous rendons notre dernier soupir ? En parlant de prééminence, la science nous a appris que l’odorat, après le toucher, est le premier sens qui se développe chez le fœtus dès neuf semaines de gestation. Ça en dit long sur l’importance de ce sens et son lien avec le nez.

Quel lien entre le nez et la colère ?

En hébreux biblique, narines se dit  « haph », mais chose surprenante, « haph » signifie aussi « colère », essentiellement divine. Quel lien peut-il exister entre le nez et la colère ? Quand on est en colère, on n’expire pas par la bouche mais on expire par le nez en faisant siffler nos narines. On inverse donc la logique respiratoire. Quand Dieu est en colère, nous nous retrouvons nez à nez avec Lui. En fait la colère de Dieu, contrairement à ce que l’on pourrait croire au premier abord, est positive car elle réinjecte de la vie par nos narines comme au commencement.
Grâce à l’évocation du nez, nous abordons un grand mystère de la vie spirituelle. Il est dit au livre des psaumes que les idoles « ont un nez mais ne sentent pas » or, la particularité que nous révèle ce psaume, c’est que les adorateurs d’idoles deviennent comme ce qu’ils adorent : « Qu’ils deviennent comme elles, tous ceux qui les font, ceux qui mettent leur foi en elles. » (Ps 134, 18)

Si nous adorons des idoles, nous perdons l’usage spirituel de nos sens. Ne plus sentir, c’est être privé du sens prophétique, qui est l’une de nos caractéristiques essentielles ; c’est ne plus comprendre le pourquoi et le comment de la marche du monde et de notre vie. C’est pourquoi Jésus parlait en paraboles car beaucoup d’auditeurs, bien qu’ils aient un nez, ne sentaient pas et ne pouvaient comprendre le sens de ses propos. L’odorat est un sens très important. N’oublions pas que les senteurs sont fortement évocatrices et ravivent dans nos mémoires des souvenirs souvent enfouis et qui resurgissent avec une puissance impressionnante.

Les senteurs ont un lien très fort avec les réalités spirituelles. Nombreuses sont les personnes qui, allant voir Padre Pio, ont senti un parfum de fleurs qui envahissait le véhicule dans lequel elles se trouvaient. Les chauffeurs de taxi qui emmenaient les pèlerins à San Giovanni Rotondo, savaient décrypter cette senteur qui était souvent l’annonce d’une grâce et d’une rencontre particulière avec le saint.

Un « flair spirituel »

Plus profondément encore, il y a un « flair spirituel »,  le fameux «sensum fidei» qui permet aux chrétiens de sentir que ce qui est dit est juste ou faux en ce qui concerne les questions de foi, sans obligatoirement savoir expliquer le pourquoi. Plus prosaïquement, n’oublions pas que nous pouvons rester de nombreux jours sans manger et sans boire… alors que nous ne pouvons rester que très peu de minutes sans respirer.

Et puisqu’il est bon de tout synthétiser sous forme de citations et de maximes, rajoutons-en une au patrimoine de la langue  : « On naît et on est comme on est nez ».

 

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