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Quand notre anatomie est source d’enseignements spirituels

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By ShutterDivision | Shutterstock
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Il est des jours où l’on se sent si proche de Dieu que l’on ose tout, comme un petit enfant tout contre son père. C’est l’un de ces moments-là qui me permit de poser à Dieu cette question que vous ne vous êtes peut-être jamais posée…

— Pourquoi nous as-tu créé avec dix doigts ?

C’est vrai que nous aurions pu en avoir douze, c’est un bon chiffre… Vingt, cent, mille… et avec tant de doigts nous aurions pu faire tant de choses…

La réponse du Seigneur fut aussi fulgurante qu’un éclair dans la nuit :

— N’en as-tu pas assez pour compter tes amis ?

Ami ou frère ?

Ce jour-là, je vérifiai une fois encore, combien la sagesse populaire était empreinte de sagesse divine. Ne dit-on pas : « Les amis ! on peut les compter sur les doigts de la main. »

Pour nous chrétiens, le problème se pose moins car nous sommes invités à entretenir avec nos coreligionnaires une relation fraternelle. Nous appartenons à la même famille, mieux, au même corps, celui du Christ. Nous sommes frères et sœurs, pas amis. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’on ne choisit pas ses frères et sœurs, ils sont là et il faut faire avec ou sans selon les cas. Tandis qu’un ami, on le choisit, on le devient. L’amitié, elle se construit sinon elle n’est pas. Frère et sœur, on l’est de nature, par le baptême !

De la main à la bouche

Vu que j’en étais aux mains, ma méditation s’orienta sur le visage des être humains. Même s’ils sont très différents selon les origines, tous nous avons deux oreilles, deux yeux, un nez avec deux narines, mais une seule bouche. Cela doit bien vouloir dire quelque chose !

Nous pourrions par exemple avoir deux bouches : une pour dire du bien, pour bénir ; une autre pour dire du mal, pour médire ou pire encore, maudire… Comme sur les anciens lavabos, avant l’invention du robinet mitigeur: un robinet d’eau chaude et un robinet d’eau froide. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que dans certaines régions, on traite un bavard de « robinet à paroles ».

La langue, un feu ?

Non, nous n’avons qu’une bouche et si Dieu nous a fait ainsi, c’est parce qu’à l’intérieur, il y a l’équivalent d’une arme nucléaire qui peut déclencher le feu et la destruction sur la terre : la langue.

«La langue aussi est un feu ; monde d’injustice, cette langue tient sa place parmi nos membres ; c’est elle qui contamine le corps tout entier, elle enflamme le cours de notre existence, étant elle-même enflammée par la géhenne. » (Jacques 3, 6)

Saint Jacques n’y va pas de mains mortes ou de langue morte  ! Il constate simplement. Donc si Dieu a mis une seule langue dans une seule bouche, c’est afin de nous faciliter la vie. Imaginons-nous avec plusieurs bouches et plusieurs langues. La situation serait incontrôlable. Jésus nous met en garde de ne pas devenir des « hommes à la langue fourchue » ainsi que les indiens d’Amérique nommait l’homme blanc.

« Que votre parole soit “oui”, si c’est “oui”, “non”, si c’est “non”. Ce qui est en plus vient du Mauvais. » (Matthieu 5, 37)

Tourner sa langue dans sa bouche

Nous pourrions prendre la résolution de ne pas dire du mal de qui que ce soit, ni de quoi que ce soit, même quand on a une dent contre quelqu’un… Il y a fort à parier — comme ce fut mon cas — de ne plus rien avoir à dire durant un bon bout de temps et de se retrouver seul à table à la cantine.

Souvent je donne ce conseil à ceux qui n’ont pas le temps de prier : cessez de parler mal de qui et de quoi que ce soit. Tous ceux qui en ont fait l’expérience passent par une angoisse existentielle intense qui nécessite de trouver refuge… dans la prière.

Notons qu’après avoir bien déblatérer, nous avons la bouche pâteuse, mais là en ne disant plus rien sur rien, on a la bouche en feu ! La gorge en feu, l’estomac en feu et comme les sentiments sont gazeux, nous devenons comparables à ces camions citernes en feu, prêts à exploser.

La prière devient alors le seul extincteur capable d’éteindre ce feu en nous, le seul refuge jusqu’à l’extinction des feux.

En résumé, n’oublions pas de tourner soixante-dix fois sept fois notre langue dans notre bouche avant de l’ouvrir. Et lorsque nous aurons fait cela demandons-nous comme le fait un proverbe touareg  : « Si ce que tu as à dire n’est pas plus beau que le silence, alors, tais-toi ! »

Si ce parcours « anatomie », vous enchante, je vous donne rendez-vous la semaine prochaine, même jour, pour parler de notre nez, de nos oreilles et peut-être même de nos yeux.

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