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Pourquoi dit-on « être en odeur de sainteté » ?

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Notre culture et notre langue française sont fortement influencées par nos racines chrétiennes. Découvrez ces expressions que nous utilisons souvent sans soupçonner qu’elles puisent leur origine dans la tradition religieuse. Aujourd’hui : "être en odeur de sainteté".

Connaissez-vous le mot « myroblite » ?  Voilà un mot qui n’est pas facile à caser dans une conversation ou au scrabble ! Réussir à le placer vous vaudra certainement des regards interrogatifs, voire méfiants (et certainement un bon score !).  Ce mot étrange et peu usité caractérise un phénomène extraordinaire et tout à fait en lien avec l’expression sur laquelle se penche aujourd’hui Aleteia.

On qualifie en effet de myroblites les saints dont le corps, lors de leur mort, aurait dégagé une odeur agréable de fleurs ou dont les reliques sécrètent des parfums tels que la myrrhe, cette précieuse gomme-résine très recherchée par les anciennes civilisations. Les Hébreux s’en servaient pour fabriquer l’huile d’onction sainte des prêtres. On trouve d’ailleurs également l’orthographe myrrhoblite, étymologiquement, d’où jaillit la myrrhe, le parfum.

C’est à cette mystérieuse odeur douce et suave que fait référence l’expression « être en odeur de sainteté », apparue au XVIIe siècle. Elle évoque cette grâce divine, récompense d’une vie exemplaire, permettant d’échapper à l’odeur de décomposition des chairs. « Après l’homme le ver, après le ver la puanteur et l’horreur » résumait Saint Bernard pour décrire le destin du cadavre ordinaire.

Saint Polycarpe (IIe s. ap. J.-C.) aurait été le premier saint myroblite. Le récit de son martyre décrit, alors que le saint a été condamné au bûcher, des flammes qui l’entourent comme un « rempart semblable à la voilure d’un navire que gonfle le vent », et l’émanation « d’un parfum aussi capiteux qu’une bouffée d’encens ou quelque autre aromate de prix. »

Parmi les saint myroblites les plus célèbres, on trouve saint François de Paule, saint Siméon le myroblite (saint de l’Église orthodoxe), sainte Thérèse d’Avila ou encore saint Padre Pio.
L’expression était aussi utilisée pour parler d’une personne qui aurait eu un comportement admirable de son vivant au point d’être considérée comme un(e) saint(e).

Aujourd’hui, « être en odeur de sainteté signifie » être dans les grâces d’une personne ou d’un groupe. Elle est plus souvent utilisée à la forme négative pour parler de quelqu’un qui est mal vu par quelqu’un d’autre.

Métaphoriquement, l’odeur désigne l’impression que l’on a d’une personne. Plus familièrement, ne dit-on pas ne pas pouvoir sentir quelqu’un ou avoir quelqu’un dans le nez  pour parler des sentiments négatifs que l’on éprouve envers quelqu’un ?

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