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Les trésors de Chaalis, l’abbaye de saint Guillaume et du Primatice

CHAALIS ABBEY
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Au cœur de la forêt d'Ermenonville (Oise), l'abbaye de Chaalis recèle de nombreux trésors. Propriété de l’Institut de France, elle a vu défiler de grandes figures comme Nélie Jacquemart-André, célèbre collectionneuses d’œuvres d’art qui en fut propriétaire jusqu’en 1912 et même saint Guillaume, évêque de Bourges, dont l’Église honore la mémoire le 10 janvier. Située à quelques kilomètres de Paris, ses ruines majestueuses et sa riche histoire méritent que l’on s’y arrête le temps d’une balade.

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« C’est l’un des plus admirables paysages de France », disait Nélie Jacquemart-André, dernière propriétaire de l’abbaye et veuve de Édouard André, mécène de renom qui acheta le domaine de Chaalis en 1902. Ancienne abbaye cistercienne fondée par le roi Louis VI au début du XIIe siècle, Chaalis a connu de nombreuses évolutions depuis sa fondation mais les vestiges de son église abbatiale témoignent de sa grandeur passée.

Terres agricoles, étangs, dépendances, l’abbaye était au Moyen Âge un puissant centre économique et intellectuel proche de Paris. De nombreuses personnalités et rois de France fréquentaient régulièrement l’abbaye pour échanger avec les moines, à l’image du roi saint Louis. Saint Guillaume fut notamment l’un des plus célèbres abbés de Chaalis avant qu’il ne quitte ses fonctions pour succéder à Henri de Sully en tant qu’évêque de Bourges. Canonisé en 1218, ses reliques, conservées en la cathédrale de Bourges, seront profanées par les calvinistes au XVIe siècle puis pendant la Révolution. Seuls une côte et un os du bras seront sauvés et confiés respectivement au Collège de Navarre et à l’abbaye de Chaalis.

Le grand Primatice dans l’Oise

Après avoir connu une période de déclin à la fin du Moyen Âge, le domaine renaît de ses cendres à la Renaissance. C’est notamment à cette période que le nouvel abbé de Chaalis, Hippolyte d’Esté, proche de François Ier, réalise l’un des joyaux du domaine. Les fresques du peintre italien Primatice, visibles dans la chapelle Sainte-Marie et dans un état de conservation exceptionnel.

Vendue comme bien national à la révolution française et déconstruite pour servir de carrière de pierres, la vie de Chaalis ne s’arrête pas pour autant. Au XIXe siècle, le domaine est transformé en un confortable château où défilent les écrivains les plus en vogue de l’époque, comme Théophile Gautier ou Gérard de Nerval, attirés par la beauté de la région et les ruines romantiques, sources d’inspiration inépuisable. Aujourd’hui, ce château est devenu l’écrin de trésors artistiques accumulés par les anciens propriétaires. La collection la plus impressionnante demeure sans conteste celle de Nélie Jacquemart-André, dont les 4000 objets exposés sont le fruit de ses voyages au quatre coins du monde.

Injustement méconnue, l’abbaye de Chaalis offre un parcours idéal de balade au milieu de ses ruines, sa chapelle, son orangerie et sa roseraie où s’épanouissent plusieurs centaines de variétés de roses. En défilant parmi les différentes espèces, vous apercevrez deux roses baptisées Jacques et Gabriella. Un hommage aux deux enfants du prince Albert de Monaco, venu parrainer, en juin dernier, la 17e édition de la fête de la rose.

Pour découvrir l’abbaye de Chaalis en images, cliquez sur le diaporama :

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