
Tartuffe au secours de la censure en Belgique
Au nom de la "démocratie", un journal belge a été blâmé pour avoir publié sans réserve le discours d’un dirigeant américain. Qu’en aurait pensé Molière ? se demande l'écrivain Henri Quantin.

Le retour de Galilée à la Comédie française au théâtre nous vaut de fâcheux contresens sur le message de la pièce de Brecht et sur son anticléricalisme. C’est plutôt le procès de la science sans conscience qui est fait, et encore moins, souligne l’écrivain Henri Quantin, le procès du latin !

Les comédiens étaient-ils excommuniés au XVIIe siècle ? L’écrivain Henri Quantin tord le cou à cette idée reçue restée vivace : si Molière a pu être enterré chrétiennement, c’est qu’il avait pu communier.

Né il y a 400 ans, Molière n’en finit pas de surprendre. À ceux qui le pensent obstinément libertin, l’écrivain Henri Quantin oppose une autre lecture, comme celle de la possibilité du salut annoncé à Dom Juan. Molière met dans la bouche de son héroïne une parole inspirée, frémissante d’un amour de Dieu qu’aucun autre personnage de comédie n’a jamais professé (4/4).

Molière est né il y a 400 ans. Contre l’avis de ceux qui voient en lui un auteur libertin, l’écrivain Henri Quantin décèle moins dans les personnages de Molière, comme son Tartuffe, des caricatures évidentes que les tiraillements de la nature humaine (3/4).

À l’occasion du 400e anniversaire de la naissance de Molière, l’écrivain Henri Quantin revient sur la thèse du "Molière libertin". Pour lui, aucune lecture unilatérale du théâtre n’est possible : chez Molière, toute idée est potentiellement dangereuse ou ridicule, dès qu’elle devient systématique. La vocation théâtrale est un jeu d’interrogations à l’infini (2/4).

La France célèbre cette année le 400e anniversaire de la naissance de Molière. Certains voient en lui un dramaturge libertin. L’écrivain Henri Quantin critique cette thèse en proposant une relecture de son œuvre : le génie de Molière est de ne pas trancher à la place du spectateur, mais de faire dialoguer les personnages entre eux (1/4).