
La situation des droits humains au “plus bas”
L'Organisation des Nations Unies a alerté mardi 25 août sur la situation des droits humains en Birmanie qui continue de se dégrader alors que le pays traverse sa cinquième année de guerre civile.

En Birmanie, la guerre civile frappe durement les populations et les lieux de culte. Après plusieurs années d’occupation par la junte, la cathédrale de Loikaw a été rendue aux fidèles début avril à l’occasion de Pâques, symbolisant un fragile retour de la foi et de l’espérance au cœur d’un pays où les catholiques représentent moins de 2 % de la population.

Le Parlement de Birmanie s'est réuni ce lundi 16 mars pour la première fois depuis le coup d'État de 2021 alors que le parti pro-armée a remporté les élections législatives organisées en décembre et janvier. Le pays est toujours en proie à la guerre civile depuis le renversement de régime par la junte.

Cinq ans après le coup d’État militaire en Birmanie, le pays reste plongé dans une profonde crise politique, humanitaire et sécuritaire. Alors que la junte maintient un pouvoir autoritaire face à une opposition fragmentée et réprimée, des millions de Birmans souffrent de déplacements massifs, de pauvreté extrême et d’une insécurité alimentaire dramatique.

Le principal parti pro-militaire de Birmanie a déclaré avoir remporté la victoire lors de la première phase des élections législatives, ce lundi 27 décembre. Très critiquées, ces élections ont débuté la veille à l'initiative de la junte au pouvoir dans un objectif affiché de "retour à la démocratie", dans un contexte de guerre civile.

Devant des milliers de fidèles réunis Place Saint-Pierre ce 5 novembre, le pape Léon XIV a médité sur “la Résurrection du Christ et les défis du monde actuel”, évoquant la souffrance traversée par chaque être humain et la certitude d’une espérance fondée en Jésus.

À l’issue de la messe de canonisation du 19 octobre 2025 sur la place Saint-Pierre, le pape Léon XIV a lancé un appel à la paix dans le monde. De la Birmanie à l’Ukraine, en passant par la Terre sainte, il a exhorté les belligérants à cesser les hostilités et a invité les fidèles à demander l’intercession des nouveaux saints pour une paix juste et durable.


Près de 3.000 victimes sont à déplorer suite au séisme dévastateur qui a frappé la Birmanie le 28 mars. Alors que le pays sombre dans le deuil, Mgr Charles Bo, archevêque de Rangoun, livre un témoignage poignant sur la résilience du peuple birman face à cette nouvelle tragédie. "Ces quatre dernières années, la vie a ressemblé au Livre de Job : une succession de crises entremêlées, un fardeau toujours plus lourd", témoigne-t-il à Aleteia. "Mais aucune catastrophe ne peut éteindre la foi de notre peuple". Entretien.

Un puissant séisme de magnitude 7,7 a frappé la Birmanie le 28 mars faisant plus de 2.000 morts et des milliers de blessés alors que le pays est déjà dévasté par la guerre. Face à cette catastrophe, le cardinal Charles Maung Bo appelle à un cessez-le-feu pour permettre l’acheminement de l’aide humanitaire.

La cathédrale Saint-Patrick de Banmaw, ville de l'État Kachin situé au nord de la Birmanie, a été visée par un incendie volontaire le dimanche 16 mars. Selon son évêque Mgr Raymond Sumlut Gam, l'édifice serait "miraculeusement en place".


Le père Donald Martin, 44 ans et prêtre dans une paroisse située au nord de la Birmanie, a été assassiné. Son corps mutilé a été retrouvé le 14 février par ses paroissiens. Il s'agit du premier prêtre catholique tué depuis le début de la guerre civile.

L'armée birmane a bombardé la cathédrale du Sacré-Cœur de Jésus à Mindat, une localité de l'État Chin (nord-ouest de la Birmanie), le 6 février 2025.

Alors que le 1er février marque le quatrième anniversaire du déclenchement de la guerre civile en Birmanie, l’Association à l’Église en détresse (AED) appelle à une journée mondiale de prière de 24h pour la paix dans le pays.

Au nord de la Birmanie où la guerre civile fait rage, la minorité chrétienne est en première ligne. Le père Bosco, 41 ans et prêtre dans le diocèse de Myitkyina, situé dans l'État du Kachin, raconte à Aleteia son quotidien de prêtre dans ce pays durement éprouvé par la violence.

Dans l'État Chin, situé à l'ouest de la Birmanie, les autorités ont imposé depuis le 22 avril des restrictions empêchant tout rassemblement de plus de cinq personnes, une interdiction qui concerne en premier lieu les messes et les temps de prière dans cette région majoritairement chrétienne.

En Birmanie, où la guerre fait toujours rage entre forces de défense populaires et junte, la minorité catholique se prépare à vivre une Semaine sainte particulièrement éprouvante. Loin de leurs maisons et de leurs paroisses, les fidèles achèvent leur carême dans la souffrance.




