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L'analyse menée par un laboratoire sur une hostie de la paroisse de Morris, dans le diocèse d'Indianapolis, a démontré l'absence de trace de sang humain et indique "des causes naturelles, et non miraculeuses, expliquant le changement observé sur l'hostie". C'est ce qu'a révélé le diocèse d'Indianapolis lundi 24 mars, établissant ainsi l'absence de miracle eucharistique selon l'Église. "Une analyse biochimique d'une hostie provenant de l'église catholique St. Anthony à Morris, Indiana, qui présentait une décoloration rouge, a révélé la présence d'une bactérie courante que l'on retrouve sur tous les humains. Aucune trace de sang humain n'a été détectée", précise ainsi le diocèse. "Les résultats indiquent la présence d'un champignon ainsi que de trois espèces différentes de bactéries, toutes couramment présentes sur les mains humaines."
L'association américaine "Corpus Christ for unity and peace" avait soutenu quelques semaines plus tôt l'existence d'un miracle dans la paroisse catholique de Saint-Antoine-de-Padoue de Morris. Deux hosties tombées lors de la messe avaient été placées dans un récipient de sorte à permettre leur dissolution. Le lendemain, alors qu'elle préparait la messe du samedi soir, la sacristine aurait trouvé des tâches de sang. L'association qui s'est rendue sur les lieux affirmait notamment qu'une matière se rapprochant d'un bout de chair pouvait être clairement aperçue au milieu du sang.
https://platform.twitter.com/widgets.jsEucharistic Miracle Bleeding Host at St. Anthony of Padua in Morris, Indiana.
— Corpus Christi for Unity and Peace (@CUPforTruth) February 25, 2025
CUP members were there. I am trying to get the story behind it. pic.twitter.com/44rOMSnAKt
L'archidiocèse d'Indianapolis avait confirmé à Aleteia avoir eu connaissance des faits et avoir lancé une enquête "minutieuse", "avec l'aide d'un laboratoire professionnel" comme le requiert le Saint-Siège en cas de doute. L’Église demeure toujours extrêmement prudente quant à la reconnaissance de ces miracles tant leur prodige nous dépasse : transformation du pain et du vin en chair et en sang, lévitation de l’hostie, guérisons soudaines ou encore apparitions… Le premier miracle eucharistique reconnu par l’Église catholique est celui de Lanciano (Italie), vers l’an 700. Après avoir douté de la Présence réelle de Jésus dans l’Eucharistie, le moine a vu le vin du calice devenir sang et le pain devenir chair. Depuis ce premier miracle, 134 autres du même type ont été reconnus par l’Église.