
PMA : le bal des tricheurs
Une démocratie est bien malade lorsque des citoyens en viennent à se retirer d’un jeu truqué !
Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour dans votre boite e-mail.



Une démocratie est bien malade lorsque des citoyens en viennent à se retirer d’un jeu truqué !

En 1996, Roger Garaudy publie à compte d’auteur, sous forme de samizdat, un court texte de dénonciation du sionisme, ouvertement négationniste. Son titre : "Les mythes fondateurs de la politique israélienne". La thèse peut être résumée d’une phrase : l'extermination des Juifs par les nazis est un mythe sioniste destiné à justifier la création de l’État d’Israël avec la bénédiction de la communauté internationale. Il en a adressé un exemplaire à l’abbé Pierre avec lequel il entretient des liens d’amitiés noués sur les bancs de l’Assemblée nationale constituante où ils ont siégé côte à côte, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

Tandis que le gouvernement a appelé les "gilets jaunes" à "être raisonnables" et à renoncer à leurs manifestations samedi, l’acte 5 de cette mobilisation interroge sur la tentation de certains à tirer de la rue ce qu’ils n’ont pas obtenu des urnes.

Acquis au défi écologique, les Français considèrent que la bioéthique pourrait échapper à cette exigence.

Un magazine grand public entièrement consacré au Christ. C’est le pari de Pascal Obispo et d’une équipe de journalistes qui sortent ce jeudi 30 novembre un numéro unique publié à 60 000 exemplaires et diffusé dans des milliers de kiosques. Précipitez-vous : ce Jésus-là est un bijou éditorial.

Quelques semaines avant le premier tour de la présidentielle, Le Monde publiait une tribune titrée « Nous, jeunes catholiques, refusons de laisser à la droite le monopole des valeurs chrétiennes ». Un texte engagé, appelant les catholiques à ne pas délégitimer les candidatures de Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, au motif d’un prétendu antichristianisme, alors que leur projet politique était porteur d’exigences notamment sociales conformes à l’Évangile.

La décision du Comité consultatif national d’éthique s’inscrit dans une longue dérive sociétale dont on imagine qu’elle ira à son terme : GPA et euthanasie.

Entre adhésion, scepticisme et opposition, le nouveau Président de la République va devoir dominer sa victoire pour, comme il l’a annoncé, «servir avec humilité, force et amour».

Adulé par l’opinion publique, contesté en certains lieux d’Église, le pape François jette aussi le trouble, ici ou là, parmi ses partisans.

Si le programme des candidats est une exigence démocratique, les promesses électorales sont une perversion de la démocratie.

Alors que Régis Passerieux a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle le 17 janvier dernier, René Poujol s’interroge sur l’avenir des chrétiens de gauche.

À ceux qui se désolent que la voix de l’abbé Pierre se soit éteinte avec lui, je dis : écoutez donc le pape François !

Et si le « blues des cathos de gauche » dont parle L'Obs était nourri, d’abord, par la déliquescence de la gauche socialiste elle-même ?

Et si, concernant l’avortement, l’obscurantisme était surtout dans le refus du questionnement éthique ?

Le nombre de catholiques électoralement fidèles à la gauche a significativement baissé.

Une journaliste lève un coin du voile sur l’affaire Preynat.

Si l’Église ne retire pas un iota de sa doctrine sur le mariage et la famille, elle saute généreusement le pas de la miséricorde. Et cela change beaucoup de choses !

La notion de sensus fidei est au cœur de la réflexion du synode romain sur la famille. La Conférence Catholique des Baptisés Francophones (CCBF) lui consacrera un débat le 26 septembre prochain.

Voilà assurément un grand texte qui récapitule, consolide et élargit la pensée chrétienne sur l’écologie en lui donnant sa pleine dimension, au service de toute la famille humaine.

Peut-être l’attentat manqué contre les églises de Villejuif donne-t-il raison à Voltaire lorsqu’il écrit : « Il prit pour devise malheur est bon à quelque chose ».