Fallait-il manifester une proximité particulière avec la communauté juive de France en accueillant le rituel de la fête de Hanouka au palais de l’Élysée ? Pour notre chroniqueur François Morinière, les signes d’antisémitisme notoire dans notre pays valaient bien ce geste "inusuel".
À l’occasion de la cérémonie de la Conférence européenne des rabbins à l’Élysée, jeudi 7 décembre, plusieurs vidéos partagées sur les réseaux sociaux ont fait entrer le chef de l’État dans un début de polémique. Sur ces images, on pouvait observer le grand rabbin de France, Haïm Korsia, en train d’allumer, sous les yeux d’Emmanuel Macron, une bougie de Hanouka, au premier jour de cette traditionnelle fête juive des lumières.
On vit aussitôt des cris d’orfraie venir de la gauche face au crime de lèse-majesté contre la laïcité française, concept assez abscons pour beaucoup en dehors de l’Hexagone, à commencer par le pape François. Mais il faut aussi noter que le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) jugea également que c’était "une erreur", via son président Yonathan Arfi.












