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Honorer les soldats morts en mission, un devoir chrétien ?

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Crédit : Thomas SAMSON / AFP

Le sergent Nicolas Mazier a été tué le 28 août dans une opération antiterroriste en Irak. Alors qu’un hommage national lui a été rendu le 5 septembre, il est important que les chrétiens, en tant que citoyens, rappellent la valeur du sacrifice de ce soldat et entretiennent sa mémoire, honorant à travers lui ceux qui ont cette disposition d’esprit de service.

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En cette chaude journée du 5 septembre, l’hommage de la Nation est à la fois sobre et d’une grande solennité. Traversée du Pont Alexandre III, cérémonie dans la cour des Invalides, puis nouvel hommage militaire dans la base aérienne d’Orléans pour ce Jurassien membre des commandos parachutistes. Le sergent Nicolas Mazier avait 31 ans. Il est décédé le 29 août au cours d'une opération de reconnaissance en appui des forces irakiennes à une centaine de kilomètres de Bagdad, où le groupe a essuyé une embuscade de djihadistes de l'État islamique (EI). L’homme a essuyé une riposte de tirs. Membre du commando parachutiste de l’Air n°10 (CPA n°10), il a été décoré de la Croix de la Valeur militaire avec palme et de la Médaille militaire à titre posthume.

Le lendemain, le 6 septembre, c’est le retour auprès des siens à Dole et des obsèques religieuses. Avant même les funérailles à l’église, la force symbolique de l’entrée aux Invalides, au dôme surmonté de la croix, devant la cathédrale Saint Louis siège du diocèse aux armées, n’est pas que militaire mais aussi spirituelle.