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George Pell, bouc émissaire

8 min de lecture
Jean Duchesne

Crédit : Aleteia

Les obsèques du cardinal George Pell ont été célébrées le 14 janvier à Rome. L’Australien a injustement servi de tête de Turc à un certain libéralisme. Pour l’essayiste Jean Duchesne, il serait tout aussi injuste d’en faire maintenant le champion d’une contestation au sein de l’Église.

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Il y a eu, en 2022, bien des occasions de marquer la disparition de personnalités qui, d’une façon ou d’une autre, ont façonné le monde actuel : un pape (Benoît XVI), une reine (Élisabeth II), un roi (le footballeur brésilien Pelé), le dernier dirigeant de l’Union soviétique (Mikhaïl Gorbatchev)… On a pu aussi s’émouvoir de perdre James Lovelock (même s’il avait 103 ans, car il avait été le premier à montrer que notre Terre est un organisme vivant) et Bruno Latour (qui a pris le relais). On a encore pu être touché par le décès d’acteurs comme Sidney Poitier, Jean-Louis Trintignant ou Michel Bouquet, qui ont donné chair à des vérités humaines généralement élusives. Et voici qu’à l’entame de 2023, la mort d’un cardinal a déjà quelques retentissements.

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