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Le pape François se rend sur la terre de ses ancêtres italiens

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Shutterstock.

L'église du petit village de Portacomaro d'Asti, dans le Piémont italien.

Camille Dalmas - publié le 18/11/22

Les 19 et 20 novembre, le pape François doit se rendre à Asti, dans le Piémont, pour un voyage privé sur les traces de sa famille paternelle.

Le petit village de Portacomaro s’apprête à connaître une journée inoubliable. Le pape François a en effet décidé de venir passer une demi-journée dans cette commune d’à peine plus de 2.000 âmes, à un quart d’heure de voiture du centre d’Asti. C’est dans ce petit bourg perché sur une crête au milieu des vignes que sont nés en 1884 ses grands-parents Giovanni Bergoglio et Rosa Vassallo, et, de leur union, son père Mario Bergoglio, en 1908. Cette famille d’épiciers a ensuite décidé d’émigrer en Argentine pour retrouver de la famille déjà installée à Buenos Aires. C’est là que son père rencontrera sa mère Regina, fille d’immigrés génois.

La venue de François sur ces terres familiales répond à une occasion inhabituelle pour un pape : le 90e anniversaire d’une cousine, Carla Rabezzana. C’est la première fois que le Pape effectue un déplacement privé de la sorte. Il devrait partager un repas avec plusieurs membres de sa famille à Portacomaro puis rendre visite à une autre cousine, Delia Gali, qui habite à Tigliole dans une commune voisine.

Une visite envisagée de longue date

Ce voyage à Asti, sur ses « terres », est envisagé par le pape de longue date : le père Federico Lombardi, alors directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, avait annoncé un projet de visite dès 2014. Le voyage avait été ensuite regroupé avec un déplacement à Turin en 2015 mais la partie à Asti avait finalement été abandonnée et ses cousins l’avaient finalement rejoint directement dans la capitale piémontaise. Pour le journaliste Arnaud Bédat, qui a raconté en profondeur l’histoire familiale du pontife dans son livre François l’Argentin, ce voyage est un signal intéressant envoyé par le pontife. « Au crépuscule de son pontificat, il vient retrouver ses repères affectifs, lui qui est depuis des années éloigné de ses proches et n’est pour l’heure jamais retourné en Argentine. »

À Buenos Aires, le Pape n’a plus beaucoup de parents : sur ses quatre frères et sœurs, seule Maria Elena, de douze ans sa cadette, est encore en vie. Restent aussi une poignée de neveux et nièces. Dans ces conditions, après dix ans passés à Rome, un voyage en Argentine pourrait être « trop compliqué émotionnellement » pour François, estime Arnaud Bédat. Au contraire de Portacomaro où il ne s’est rendu qu’une seule fois en 2001 avec une de ses sœurs, juste avant de recevoir la barrette cardinalice des mains de Jean-Paul II. « Il va y retrouver son “petit monde italien” », souligne le journaliste suisse, soit cinq cousins avec lesquels les Bergoglio, depuis l’Argentine, n’ont jamais coupé les ponts. Dans un entretien donné au quotidien turinois LaStampa, il confie être venu dans le Piémont leur rendre visite à plusieurs reprises avant d’être devenu pape. Il aurait notamment séjourné chez sa cousine Carla à l’époque où il étudiait en Allemagne.

Le pape aime la cuisine piémontaise 

D’Asti, confie le Pape encore au quotidien italien, il garde aussi en mémoire la gastronomie, notamment la bagna cauda, une sorte de fondue aux anchois dans laquelle on trempe des poivrons. Il se souvient aussi bien des vins, les Langhe et autres Barbera, dont sa famille a longtemps fait le commerce, et qui font la renommée de la région. Sa cousine Carla a par ailleurs annoncé qu’elle avait préparé des Agnolotti – ravioli à la viande et aux épinards – et « un bon verre de vin » pour la venue du gourmet pontife.

Le pape a depuis toujours « baigné dans cette culture piémontaise », affirme Arnaud Bédat, rappelant que l’italien était parlé couramment à la maison, en particulier par sa chère grand-mère Rosa. Dans l’entretien à La Stampa, le pape se dit fier de « faire partie » de cette population piémontaise « qui ne perd pas son temps », citant sa grand-mère, cette « femme tenace », comme un exemple de ces nombreux migrants piémontais partis pour gagner leur pain aux quatre coins du monde.

Rosa Margherita Bergoglio, qui résidait chez son fils à Buenos Aires, a occupé une place essentielle dans l’histoire du pontife, qui ne manque pas de rappeler que c’est elle qui la première l’a élevé dans la foi. « Au Vatican, François conserve un petit papier de Rosa dans sa Bible », confie Arnaud Bédat. Ces dernières années le pape François a beaucoup insisté sur l’importance des personnes âgées dans la société, créant une journée annuelle pour eux et leur accordant un cycle de catéchèses. Il y a un peu de ce « message générationnel » dans cette visite, note le journaliste et biographe. 

La visite du pape à Asti sera aussi l’occasion pour lui de rencontrer les autorités locales – politiques et religieuses – et la population de la région le dimanche 20 novembre. Le pape célèbrera la messe dominicale dans la cathédrale d’Asti, célébration au cours de laquelle il doit conférer le ministère d’acolyte à un séminariste, Stefano Accornero. Il récitera ensuite l’Angélus puis parcourra les rues de l’ancienne cité médiévale en papamobile avant de rejoindre le stade municipal. Là, il adressera quelques mots aux jeunes du stade municipal et s’envolera en hélicoptère pour Rome.

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