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Sri Lanka : deux ans après les attentats de Pâques, les fidèles réclament justice

2 min de lecture
SRI LANKA ; CHURCH ; COLOMBO

Crédit : © JEWEL SAMAD / AFP

Face à l’incapacité du gouvernement sri-lankais a apporté une réponse "crédible" dans l’enquête sur les attentats de Pâques 2019, les Sri Lankais sont appelés à hisser un drapeau noir, samedi 21 août, en signe de protestation silencieuse.

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Mgr Malcolm Ranjith, archevêque de Colombo (Sri Lanka) a appelé la population à manifester, samedi 21 août, afin de dénoncer l’échec du gouvernement à faire la lumière sur les attentats de Pâques 2019 qui ont durement endeuillé le pays. "Hissez un drapeau noir devant vos maisons, les établissements et les marchés en signe de protestation silencieuse", a-t-il appelé.

Mi-juillet l’ensemble des évêques du pays avaient envoyé une lettre au président, Gotabaya Rajapaksa, afin de demander que toute la lumière soit faite sur ces attaques ayant visé trois hôtels et trois églises et qui ont fait environ 280 morts et 500 blessés. Vingt-sept mois après cet événement tragique et cinq mois après la présentation du rapport final de la Commission présidentielle d’enquête, aucune réponse "crédible" n’a été apportée. "Nous ne pouvons pas croire que la vérité sortira d'une commission composée de membres d'un seul parti politique", avait déclaré l'archevêque de Colombo au sujet de cette commission.

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Rejetant toute accusation de négligence, le gouvernement sri-lankais a réaffirmé qu’il avait déjà arrêté des centaines de personnes soupçonnées d'être impliquées dans les attentats.  Le procureur général a demandé à la Cour suprême de mettre en place un tribunal spécial pour juger 25 suspects accusés de conspiration, complicité, possession d'explosifs et d'armes, meurtre et tentative de meurtre. Sans réel suite donnée par le gouvernement, les évêques pourraient porter l’affaire devant la Cour internationale de justice.